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Le couple franco-allemand: en caricature

Roland Moisan, « Mein Inkonditionnel », Le Canard enchaîné, 23 janvier 1963 (ADAGP, Paris 2012/ Collection BDIC/MHC/ Le Canard enchaîné).

Pour le général de Gaulle, la réconciliation franco-allemande doit être la clé de voûte de la construction d’une Europe unie.  Cette réconciliation, initiée dès les années cinquante, prend toute son ampleur à partir du voyage du chancelier Konrad Adenauer en France, en juillet 1962, pour se poursuivre avec le voyage de De Gaulle en Allemagne en septembre. Ces rencontres aboutissent à la signature du traité de l’Elysée, le 22 janvier 1963, qui scelle l’amitié entre la France et la RFA (République Fédérale d’Allemagne) à travers une relation privilégiée entre deux hommes, résumée par cette formule gaullienne :

« Personne ne peut mieux que lui saisir ma main. Mais personne ne peut mieux que moi la lui tendre ».

 

« Mein Inkonditionnel », daté du 23 janvier,  est la réaction immédiate de Roland Moisan à la signature du Traité. Comme toujours chez le dessinateur, les « détails » sont particulièrement savoureux. Notons ici le lion britannique, sous les traits du Premier ministre Harold Macmillan, servant de paillasson au Général, le sceptre en forme de coq gaulois, et dans le fond la frise, inspirée par la tapisserie de Bayeux et que l’auteur développera en 1966 sur plusieurs pages dans le Canard enchaîné.

 

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Roland Moisan, « Mein Inkonditionnel », Le Canard enchaîné, 23 janvier 1963 (ADAGP, Paris 2012/ Collection BDIC/MHC/ Le Canard enchaîné).