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La mort du général de Gaulle en caricature

Jacques Faizant, Le Figaro, 10 novembre 1970 (Michel Faizant, Paris. Musée de l’Armée/Emile Cambier/ Le Figaro).

 

« Terrassé comme un grand arbre que l’éclair foudroie, Charles de Gaulle est tombé dans sa demeure ». Le Figaro, 11 novembre 1970

 

L’annonce de la mort de de Gaulle est un choc. Le Figaro tire le 10 novembre un numéro en large partie consacré à cet événement. Dans un premier temps il paraît sans ce dessin de Jacques Faizant qui est ajouté dans les tirages suivants. La caricature est ici poussée à son comble : de Gaulle n’apparaît même pas. Pourtant sa présence s’impose fortement au regard du spectateur : Marianne pleure sur le chêne abattu par la foudre, chêne qui semblait pourtant indéracinable…

 

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Jacques Faizant, Le Figaro, 10 novembre 1970 (Michel Faizant, Paris. Musée de l’Armée/Emile Cambier/ Le Figaro).

Avec cette œuvre, Faizant signe là un de ses plus beaux dessins et l’une des représentations les plus connues de Charles de Gaulle.

Jacques Faizant a déjà quelques années de carrière comme dessinateur derrière lui lorsqu’il  réalise son premier dessin politique en 1960 après la première explosion nucléaire dans le Sahara algérien. Il confesse d’ailleurs, vingt ans après la mort du président : « De Gaulle m’a beaucoup inspiré. Je me demande si je me serai lancé dans le dessin politique s’il n’y avait pas eu le Général ».

Alors que Moisan, autre grand caricaturiste de de Gaulle, l’avait figuré durant neuf ans en roi Soleil dans sa « Chronique du royaume » La Cour, alors même que les dessinateurs des revues Hara-Kiri ou L’Enragé le figuraient avec violence dans des mises en scène peu flatteuses, Faizant s’est rapproché de son modèle pour en faire un personnage tout simplement humain, n’hésitant pas à le dessiner chez lui en pyjama. La présence de Marianne est également récurrente dans les caricatures gaulliennes. Chaque dessinateur lui attribue un rôle différent par rapport à de Gaulle, même si elle incarne toujours la République. Chez Faizant elle est vue tour à tour comme la femme ou la fille de de Gaulle. Dans ce dessin, c’est à la fois la France – au sens des Français – qui pleure un père, Marianne qui perd le fondateur de la Cinquième République… Par sa simplicité, cette œuvre est riche de quantité d’interprétations possibles.

 

Légendes à ajouter sous les visuels (hors copyrights qui seront ajoutés sur le dessin et fournis ultérieurement) :

– Jacques Faizant, Le Figaro, 10 novembre 1970 (Michel Faizant, Paris. Musée de l’Armée/Emile Cambier/ Le Figaro).