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Pierre LEFRANC : les visiteurs du 5 rue de Solférino au temps de la « traversée du désert »

Bernard Lachaise, Les visiteurs du général de Gaulle au 5 rue de Solférino au temps de la « traversée du désert », Espoir n°131 juin 2002

Dans ses Mémoires d’espoir, le général de Gaulle dépeint ainsi le début de l’année 1958 : « j’étais, alors, complètement retiré, vivant à la Boisserie dont la porte ne s’ouvrait qu’à ma famille ou à des personnes du village, et n’allant que de loin en loin à Paris où je n’acceptais de recevoir que de très rares visiteurs »(1).
Quelques années après, la publication des souvenirs de ses plus proches collaborateurs – et de quelques-uns de ses visiteurs ! – ont permis aux historiens de nuancer l’isolement : ainsi, Olivier Guichard écrivait, dès 1975, « la rue de Solférino, sans être une ruche, n’était pas une nécropole » (2). Les biographes du Général com mencent à décrire « un désert bien fertile » (Jean Lacouture) pour évoquer les années 1955-1958 (3). L’éminent historien du gaullisme Jean Chariot dresse un tableau vivant de la rue de Solférino au temps de la « traversée du désert » et il cite de nom breux noms de personnalités rencontrées par de Gaulle à cette époque tout en achevant prudemment sa liste par cette formule : « d’autres encore dont on saura les noms quand les carnets de rendez-vous du Général seront enfin publiés » (4). Odile Rudelle effectue, en 1988, un travail pionnier sur mai 1958, appuyé notamment sur les agendas du général de Gaulle que lui ouvre l’Institut Charles de Gaulle. Elle éta blit ainsi avec finesse la chronologie des événements qui précèdent le retour au pouvoir du Général et montre l’intérêt majeur de la source constituée par les agendas. Son étude confirme que les visiteurs ont été plus nombreux que ce qu’en a dit le général de Gaulle dans ses Mémoires qu’il s’agisse de Jacques Soustelle ou de Robert Lacoste (5).
Aujourd’hui, à l’occasion de la parution d’un numéro de la revue de la Fondation et de l’Institut Charles de Gaulle consacré à l’historique du « 5 rue de Solférino », une consultation exhaustive des agendas du Général entre 1955 et 1958 nous permet d’avoir une vue plus précise sur les visiteurs qui ont été reçu par le général de Gaulle (6). L’étude aura comme limites chronologiques le 13 septembre 1955, d’une part, c’est-à- dire la date de mise en sommeil définitive du Rassemblement du Peuple français et le 15 mai 1958, d’autre part, soit la date de la déclaration du général de Gaulle par laquelle il fait savoir qu’il se tient « prêt à assumer les pouvoirs de la République ». Ces années correspondent à celles du silence public de l’ancien chef du RPF car, comme l’a écrit Olivier Guichard : « de juin 1955 – sa dernière conférence de presse – à mai 1958, le Général ne s’exprima qu’une fois et encore ce fut par un communiqué de son cabinet, le 12 septembre 1957, qui se bornait à préciser : « Quand le général de Gaulle croit utile de faire connaître à l’opinion ce qu’il pense, on sait qu’il le fait lui-même et publiquement » (7). Il faut préciser que seuls les rendez-vous accordés rue de Solférino ont été retenus ce qui exclut un certain nombre de rencontres à l’hôtel La Pérouse – à l’occasion d’un déjeuner ou dîner – ou à Colombey où le Général a reçu, de temps en temps – plus souvent qu’on ne l’a écrit – pour un déjeuner – ou exceptionnellement plus longtemps – certains visiteurs.
L’étude systématique des agendas de la « traversée du désert » ne bouleverse pas la connaissance maintenant acquise par les historiens du parcours du général de Gaulle et de l’évolution du gaullisme entre 1955 et 1958 mais elle permet de corriger, d’affiner, de compléter ce qui a parfois été affirmé de façon un peu rapide uniquement à partir de quelques noms de personnalités reçues par de Gaulle et plus encore de quelques témoignages des visiteurs les plus bavards… Les éclairages nouveaux portent principalement, d’abord, sur la chronologie des visites, ensuite sur le nombre des visites et enfin sur l’identité des visiteurs (8).

 

De 1955 à 1958 : du silence à l’effervescence ? Une image à nuancer
La plupart des compagnons du Général et, sur leurs pas, la totalité des historiens ont distingué deux temps dans la vie du 5 rue de Solférino entre 1955 et 1958, celui du silence qui s’installe peu à peu en 1955 et 1956, après la mise en sommeil du RPF, puis celui du réveil, du retour à une vive animation à partir de la seconde moitié de l’année 1957 et surtout au début de 1958.
Pour évoquer le début de la période, Jean Lacouture écrit : « la vieille maison de la rue de Solférino apparaît de plus en plus à ses visiteurs comme un temple désaffecté » et l’historien Serge Berstein explique que la « marginalisation (du Général) au sein de la société politique française se traduit par le fait que les demandes d’audience au général de Gaulle rue de Solférino sont en chute libre dès lors qu’il apparaît que l’ermite de Colombey n’a plus véritablement de rôle à jouer » (9).
Selon Jacques Baumel, « à l’été et l’au tomne 1957, la rue de Solférino n’est plus le sanctuaire dépeuplé de jadis. Une effervescence commence à se manifester… » et « au début de l’année 1958.. .les heures de Solférino étaient plus remplies », écrit Olivier Guichard (10).
Il est vrai, comme le prouve l’étude des agendas, que le nombre de rendez-vous a connu d’importantes fluctuations, allant d’une petite vingtaine par mois, à l’autom ne 1955 ou en décembre 1956 ou dans l’été 1957, à plus d’une soixantaine, au printemps 1956, en octobre et novembre 1956 ou en mars 1958. Mais la courbe de l’évolution mensuelle des visites entre 1955 et 1958 ne fait pas apparaître une phase des cendante et une phase ascendante. Elle se caractérise surtout par des creux répartis sur l’ensemble de la période : fin 1955, décembre 1956, avril 1957, août et sep tembre 1957 et des pics eux aussi étalés : avril-mai 1956, octobre 1956, janvier 1957, mai 1957 et mars 1958 (11). La seconde moitié de l’année 1957 n’apparaît pas comme très animée et en 1958, il faut attendre mars pour que le nombre de visites augmente fortement – à tel point qu’il atteint son apogée – avant de chuter à un rythme plus habituel en avril. La chronologie des visites s’explique en grande partie par l’importance du contexte intérieur et surtout algérien et international : ainsi, le printemps 1956 voit la guerre d’Algérie franchir un tournant tandis qu’à l’automne ce sont à la fois les événements d’Alger et les crises en Hongrie et à Suez qui font l’actualité. En mai 1957, la chute du gouvernement Mollet et en mars 1958, les lendemains du bombardement de Sakhiet et les débats sur le retour prochain du Général au pouvoir contribuent à redonner vie au 5 rue de Solférino.

 

De rares visiteurs ?

Une image à corriger L’étude statistique des rendez-vous du général de Gaulle au 5 rue de Solférino prouve que ce ne sont pas quelques per sonnes qui ont été reçues mais environ 550 entre la mi-septembre 1955 et la mi-mai 1958 (12). Alors, bien sûr, les historiens savent depuis longtemps, grâce à Olivier Guichard notamment, que toutes les audiences ne sont pas spontanées et qu’un certain nombre d’entre elles ont été organi sées par le cabinet du Général…Constatant un afflux de demandes au début de 1958, Olivier Guichard se réjouit : « je n’avais plus à téléphoner à tel ou tel que le Général voulait le voir – en disant au Général que tel ou tel souhaitait une audience – » (13). Il est impossible, bien sûr, de faire la part des visites spontanées et des visites sollicitées. Mais le chiffre d’ensemble des visiteurs qui ont accédé au bureau du Général au temps de la « traversée du désert » est loin d’être insignifiant et cela sera confirmé quand nous allons voir la qualité des personnes reçues.
Des visiteurs issus surtout des rangs gaullistes ? Une réalité plus diversifiée
Certes parmi les visiteurs viennent en tête – et ce n’est pas une surprise – les « compagnons » du Général qui représentent au moins un quart des visiteurs identifiés. Ce sont des gaullistes depuis la guerre pour beaucoup, du RPF pour la majorité mais aussi des républicains sociaux pour certains. Parmi ces visiteurs engagés dans la politique hier et parfois encore au cœur du combat politique entre 1955 et 1958, figurent, bien sûr, des personnalités du monde gaulliste, souvent ex-parlementaires voire ex-ministres, comme André Malraux, Jacques Soustelle, Louis Terrenoire, Gaston Palewski, René Capitant, Louis Vallon, Edmond Michelet, Christian Fouchet, Jean-Yves Chapalain, Amédée Bouquerel, Geoffroy de Montalembert, Jacques Debû- Bridel, Victor Chatenay, l’amiral Georges Thierry d’Argenlieu, Irène de Lipkowski ou son fils Jean, Marcel Dassault, Philippe Barres, Max Brusset, Raymond Dronne, Marius Durbet, Raymond Jacquet, Raymond Triboulet etc. Aux élus (ou ex élus), il faut ajouter les visiteurs issus de l’entourage du Général : ceux des temps difficiles de l’après-RPF comme le secrétai re particulier, Xavier de Beaulaincourt, le chef de cabinet Olivier Guichard, le dernier secrétaire général du Rassemblement, Jacques Foccart, mais aussi d’anciens proches collaborateurs du temps du RPF ou du GPRF comme Georges Pompidou, Etienne Burin des Roziers, René Brouillet, Claude Guy, Henri Menahem, Guy Herpin etc. Mais sont aussi reçus par de Gaulle des gaullistes qui n’appartiennent pas à l’élite gaulliste nationale mais n’en sont pas – ou n’étaient pas – moins engagés très activement au service du gaullisme, souvent à l’échelon local (comme Christian de Rendinger, Pierre Bouyou-Moreno ou Marius Campistron) ou chez les jeunes (comme Bernard Fauquenot ou Bernard Marin).
Après les « compagnons », le groupe de visiteurs le plus fourni est constitué par les militaires. Ce sont au moins une quarantaine de généraux que rencontre de Gaulle entre 1955 et 1958 parmi lesquels, bien sûr, ceux engagés dans le gaullisme politique depuis le RPF comme Catroux, Koenig ou Sicé mais aussi beaucoup d’autres, parmi lesquels les plus souvent vus 5 rue de Solférino sont le général de Larminat, le maréchal Juin, les généraux Pechkhoff, Valin, et Vézinet. A eux s’ajoute une trentaine de colonels dont Buis, Dupérier, Gallois, Soufflet, Touya. Le contexte de la guerre d’Algérie et de tensions internationales Est-Ouest, Nord-Sud, fournit un élément d’explication à ces nombreuses rencontres entre de Gaulle et de hauts gradés des diverses armées. Mais y contribuent aussi, d’une part, le fait que de Gaulle soit un militaire de carrière dont l’entrée dans l’Histoire date de la Seconde Guerre et que d’autre part, il accorde une place fondamentale dans ses réflexions aux questions de politique étrangère et de défense.
Le souci constant de la position de la France dans le monde explique aussi les nombreuses audiences accordées par de Gaulle à des diplomates comme les ambassadeurs Gilbert Grandval, Jean-Marc Boegner, Gabriel Bonneau, Ludovic Chancel, Maurice Couve de Murville, Hubert Guérin ou à des gouverneurs de la France d’Outre-Mer comme Bernard Cornut-Gentille ou Pierre Messmer ou à des élus de l’Union française comme Félix Houphouët-Boigny.
Nombreux sont également les hauts fonctionnaires métropolitains reçus au 5 rue de Solférino ainsi qu’un nombre plus réduit de patrons (Amaury, Bleustein-Blanchet ou de professeurs comme René Cassin ou encore, beaucoup plus rarement, d’écrivains (Albert Camus) ou d’artistes. Parmi les visiteurs figurent aussi le comte de Paris ou le prince Napoléon, reçus cha cun trois fois, et avec lesquels il n’est pas difficile d’imaginer le contenu des conversations.
Enfin, parmi les visiteurs français, une place à part doit être réservée aux hommes politiques issus des partis non gaullistes. Jean Chariot a cité un certain nombre de noms venus de tous bords pour ces visites qui « ont un sens plus politique » : ceux de Pierre Mendès France qui rencontre le général de Gaulle, le 1er mars 1956, de Roger Duchet en mai 1956, de Christian Pineau, de Pierre Poujade ou de Robert Lacoste (14). La consultation exhaustive des agendas confirme un éventail large : du côté des radicaux figurent aussi parmi les visiteurs du 5 rue de Solférino, Georges Bonnet, René Mayer, Jean Berthoin et Charles Hernu ; du côté de la SFIO, en plus de Lacoste sont venus André Philip, Alain Savary et André Boulloche ; du côté du MRP, ont obtenu une audience Robert Buron, Pierre de Chevigné et Maurice Schumann ; enfin, a été reçu une fois, un ancien dirigeant communiste, Auguste Lecoeur, exclu du PCF depuis 1954.
« Sans doute… des hommes d’Etat étrangers incluent-ils la visite au Général dans leur périple français, des journalistes en mal de copie paraissent-ils au siège de l’ex-RPF pour recueillir les sentences défi nitives et les verdicts sans appel tombés de la bouche de l’oracle », écrit Serge Berstein (15). En réalité, force est de constater, à la lecture des agendas, que peu d’hommes d’Etat étrangers ont été reçus au 5 rue de Solférino. Les personnalités étran gères les plus nombreuses sont constituées par les ambassadeurs (Egypte, Israël, Pakistan, Australie, Yougoslavie et surtout d’URSS, Vinogradov et des Etats-Unis, Dillon, Houghton ou l’ex-ambassadeur Bullitt) et quelques journalistes anglo- saxons comme le célèbre éditorialiste de l’Herald Tribune Walter Lippmann, Harold King – le directeur de l’agence Reuter à Paris – ou Cyrus Sulzberger. Au-delà de la place occupée dans ces rendez-vous par des représentants des deux « Grands », très compréhensible dans un contexte interna tional de guerre froide, il faut souligner les audiences accordées à des personnalités du Moyen-Orient, au moment de la deuxième guerre israélo-arabe en 1956. Un petit nombre de journalistes français fait aussi partie des visiteurs du Général, notamment Raymond Bourgine, Jean Dutourd, Albert Ollivier, Pascal Pia, André Stibio, George Suffert et Raymond Tournoux, le dessina teur Sennep ou Roger Stéphane.
Mais, dans cette grande diversité, quels sont les visiteurs les plus fréquents, ceux qui n’ont pas dû – et pu – être reçus « par hasard » ou sur convocation pour remplir l’agenda du Général ?

 

Les visiteurs les plus fidèles du 5 rue de Solférino
Parmi tous les visiteurs vus par de Gaulle entre 1955 et 1958, environ 180 personnes ont été reçues plus d’une fois et environ 60 personnes reçues au moins 4 fois (16). La plupart des visiteurs les plus souvent reçus sont des « compagnons » du Général. Très logiquement viennent large ment en tête trois des plus proches membres de l’entourage du Général entre 1955 et 1958 : Jacques Foccart – le plus souvent reçu -, Olivier Guichard, directeur de cabinet et Xavier de Beaulaincourt, secrétaire particulier. A eux s’ajoutent deux autres collaborateurs de travail vus de temps en temps : Mademoiselle Garrigoux et Thibault (nom de résistance de René Trotobas), l’une s’occupant des archives du Général, l’autre de la documentation pour l’écriture des Mémoires de guerre. Parmi les autres « compagnons », dans l’ordre décroissant viennent : Gaston Palewski, le général Koenig, et Georges Pompidou, vus chacun plus d’une vingtaine de fois, puis Edmond Michelet (17 rendez-vous), l’amiral Georges Thierry d’Argenlieu, Michel Debré, Christian Fouchet, Jacques Soustelle – chacun dix fois – Henry Torrès, Louis Vallon, Pierre Guillain de Bénouville, Louis Terrenoire, Claude Guy, Pierre Lebon, André Malraux, Jean-Paul Palewski, René Capitant, Léon Noël, Pierre Ruais, Jean-Yves Chapalain, Marcel Dassault, Pierre Lefranc, chacun d’entre eux reçus au moins cinq fois. Un tel inventaire permet de rectifier deux affirmations souvent lues à propos des visiteurs de la rue de Solférino durant cette période. Ainsi, les noms de gaullistes les plus fréquemment cités ne correspondent pas exactement à ceux réellement reçus par le Général (17). Il faut souligner la fréquence des rendez- vous avec Jacques Soustelle et avec Georges Pompidou même si elle est loin d’être hebdomadaire (18). Force est de constater que ce ne sont pas ceux qui ont le plus raconté leurs rencontres avec de Gaulle (Terrenoire, Noël, Debû-Bridel) qui l’ont vu le plus régulièrement et sont donc souvent repris par les historiens. Enfin, s’il est vrai que certains des « compagnons » les plus liés au régime de la IVe République, les plus engagés chez les républicains sociaux, comme Jacques Chaban-Delmas, Raymond Triboulet ou Roger Frey sont peu reçus, d’autres, parlementaires ou anciens ministres entre 1956 et 1958, figurent parmi les gaullistes les plus fréquemment rencontrés : Koenig, Debré, Fouchet, Soustelle… (19) ».
Léo Hamon mérite une attention particulière car il représente la seule personnalité politique non issue du RPF à figurer parmi les visiteurs les plus fidèles du Général entre 1955 et 1958.
Les autres visiteurs les plus fréquents, en dehors des « compagnons » sont constitués par des diplomates (Gilbert Grandval, Etienne Burin des Rosiers, Patrice de Leusse, Georges Gorse, Alexandre Parodi etc.), des gouverneurs de la France d’Outre-Mer (Roland Pré, Bernard Cornut- Gentille etc.), des hauts gradés des armées (le général de Larminat, l’amiral Ortoli, le maréchal Juin etc.) et des journalistes (Albert Ollivier, Maurice Clavel, Cyrus Sulzberger etc.).
Ces quelques pages ne constituent qu’une esquisse d’une étude destinée à mieux connaître le général de Gaulle et le gaullisme au temps de la « traversée du désert ». Beaucoup reste à faire pour identifier l’ensemble des visiteurs, croiser leurs témoignages, mesurer l’évolution des visiteurs au cours de la période.. .La source est très riche et permet, d’ores et déjà, de corriger quelques idées fausses. Une chose est sûre en refermant les agendas : le 5 rue de Solférino entre 1955 et 1958 ne peut être qualifié de « monde du silence », selon le titre du film du commandant Cousteau (1953) inscrit dans l’agenda du général de Gaulle à la date du mercredi soir 23 janvier 1957…

 

(*) Professeur d’histoire contemporaine à l’université Michel de Montaigne-Bordeaux III.
(1)    Charles de Gaulle, Mémoires d’espoir, tome 1. Le renouveau 1958-1962, Paris, Plon, 1970, Edito-Service, S.A., Genève , Editeur, p. 21.
(2)    Olivier Guichard, Un chemin tranquille, Paris, Flammarion, 1975, p. 71.
(3)    Jean Lacouture, De Gaulle, tome 2 : le politique, Paris, Le Seuil, 1985, p. 419.
(4)    Jean Chariot, Le gaullisme d’opposition 1946-1958, Paris, Fayard, 1986, p. 322.
(5)    Odile Rudelle, Mai 1958. De Gaulle et la République, Paris, Plon, Collection Espoir, 1988, pp. 100-101.
(6)    Je remercie très vivement Monsieur Yves Guéna, président de l’Institut et de la Fondation Charles de Gaulle d’avoir accepté de m’ouvrir ces archives et Catherine Trouiller archiviste du « 5 rue de Solférino » pour l’aide apportée.
(7)    Olivier Guichard, Mon Général, Paris, Grasset, 1980, p. 342.
(8)    Il n’est pas question ici, dans le cadre de cette étude, de fournir une liste exhaustive des noms des personnes rencontrées au 5 rue de Solférino par de Gaulle. Peut-être un jour les agendas seront-ils publiés ? En attendant, nous donnerons un maximum d’exemples pour illustrer la diversité des rendez-vous et montrer qu’il ne faut pas s’en tenir aux quelques noms toujours cités.
(9)    Jean Lacouture, op.cit., p. 421 et Serge Berstein, Histoire du gaullisme, Paris, Perrin, 2001, p. 187.
(10)    Jacques Baumel, De Gaulle, l’exil intérieur, Paris, Albin Michel, 2001, p. 270 et Olivier Guichard, Un chemin…, p. 73.
(11)    Ne sont bien sûr pas considérés comme des mois creux pour les visites les périodes au cours desquelles le général de Gaulle est en voyage (août-septembre 1956 aux Antilles et dans le Pacifique et mars 1957 au Sahara).
(12)    Le chiffre ne peut être, pour l’instant, davantage précisé car un certain nombre de noms manuscrits dans les agendas ne sont pas clairement lisibles et la même personne a parfois été indiquée sous deux orthographes différentes sans compter les imprécisions sur les prénoms d’où des risques d’homonymie.
(13)    O.Guichard, op.cit., p. 73.
(14)    J.Chariot, op.cit., pp. 320-322.
(15)    S.Berstein, op.cit., p. 187.
(16)    Par ordre alphabétique, Antonini, Bourgoin, Burin des Rosiers, Capitant, Cassin, Chapalain, Clavel, Comut-Gentille, d’Argenlieu, Dassault, de Beaulaincourt, de Bénouville, de Bresson, de Courcel, de Larminat, de Leusse, Debré, Dennery, Foccart, Fouchet, Garrigou, Gorse,
Grandval, Guchard, Guy, Hamon, Hymans, Juin, Koenig, Lebon, Lefranc, Lehideux, Lucien, Malraux, Menahem, Michelet, Morandat, Noël, Ollivier, Orengo, Ortoli, Oudard, Palewski G., Palewski JP, Parodi, Paul-Boncour, Pechkoff, Pompidou, Pré, Ruais, Sainteny, Soustelle, Sulzberger, Terrenoire, Thibault, Torres, Touya, Valin, Vallon, Vézinet.
(17)    J.Chariot cite « Michelet, Terrenoire, Léon Noël, Pompidou, Debû-Bridel… », op.cit., p. 319.
(18)    Contrairement à ce qu’écrit Eric Roussel qualifiant les rencontres de Gaulle-Pompidou d’ « hebdomadaires ou presque », dans Georges Pompidou, Paris, Éditions Jean- Claude Lattes, 1984, p. 94.
(19) Contrairement à ce qu’écrit Serge Berstein, op.cit., p. 178 évoquant le général de Gaulle qui « tient ostensiblement en lisière ceux des « compagnons » qui acceptent de se compromettre dans les jeux politiques de la IVe République, un Jacques Chaban-Delmas, un Christian Fouchet, un Roger Frey ».