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Jean FOYER

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Né le 27 avril 1921 à Contigné, dans le Maine-et-Loire, ce fils de notaire, féru de latin, devient professeur de droit à l’université. Lorsqu’éclate la guerre, il s’engage très tôt dans la Résistance. Ses compétences juridiques le font ensuite entrer – en qualité de haut fonctionnaire – dans plusieurs ministères à partir de l’année 1944. Au retour au pouvoir du général de Gaulle en 1958, il devient commissaire du gouvernement auprès du comité consultatif constitutionnel. Ainsi participe-t-il à l’élaboration de notre actuelle constitution. Elu député-maire gaulliste (UNR) de Maine-et-Loire en 1959, il siège au palais Bourbon jusqu’en 1988 (RPR). En 1960, il intègre le secrétariat d’État chargé des relations avec la Communauté au sein du cabinet de Michel Debré, puis, en 1961, il devient ministre de la Coopération. À ces postes, Jean Foyer est mêlé de près à la décolonisation de l’Afrique noire. À partir du mois d’avril 1962, il devient Garde des Sceaux et ministre de la Justice dans les gouvernements de Georges Pompidou. Jean Foyer reste en place jusqu’en 1967, un record exceptionnel de longévité. C’est un poste difficile et très exposé, en raison notamment des conséquences de la guerre d’Algérie (les jugements d’exception). Il réussit à convaincre le général de Gaulle de ne pas exécuter le général Edmond Jouhaud, un des chefs de l’OAS. Il est également le créateur de la Cour de sûreté de l’État (une juridiction d’exception abrogée en 1981). Il est également l’initiateur plusieurs réformes fondamentales comme celle du droit de la famille. Sous Georges Pompidou, il revient au gouvernement de Pierre Messmer en qualité de ministre de la Santé publique, un poste qu’il occupe brièvement de 1972 à 1973. Gaulliste fidèle, il fut président de la Fondation et de l’Institut Charles de Gaulle de 1997 à 2001. En 2006, il publia ses Mémoires (Sur les chemins du droit avec le Général, Fayard).

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