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BIOGRAPHIES DE PERSONNALITES – De Gaulle et les médias

Stanislas FUMET (1896-1983)
Né le 10 mai 1896 à Lescar (Pyrénées atlantiques), il fonde en 1910 sa première revue, La Forge, et en 1914, avec son père, le compositeur Dynam-Victor Fumet, une revue politico-artistique, Les Echos du silence. Infirmier militaire durant la Première Guerre mondiale, il devient une des figures marquantes du catholicisme social. En 1937, il prend la direction de l’hebdomadaire Temps présent, auquel participent François Mauriac, Jacques Maritain et Paul Claudel. Etabli à Lyon en 1940, il en poursuit la parution sous le titre de Temps nouveau jusqu’à son interdiction, en 1941. Cofondateur de la publication clandestine Cahiers du témoignage chrétien, il est arrêté en 1943, et libéré sept mois plus tard. A la Libération, il fait reparaître Temps présent, jusqu’en 1947. Président de la Société Paul Claudel, il est membre directeur du centre des intellectuels français (1951). Auteur de nombreux ouvrages, producteur d’émissions littéraires à l’ORTF, il reçoit le Prix catholique de littérature en 1979. Il meurt à Rozès (Gers), le 1er septembre 1983.

 

Alain PEYREFITTE (1925-1999)
Né le 26 août 1925 à Najac (Aveyron), ancien élève de l’ENS et de l’ENA, il commence sa carrière au Quai d’Orsay. Il entre en politique lors de la fondation de la Ve République : élu député UNR de Provins en 1958, conseiller général (64-88) et maire depuis 1965. Ses fonctions ministérielles débutent en 1962, comme secrétaire d’Etat chargé de l’Information. Ministre délégué chargé des Rapatriés (septembre-décembre 1962), ministre de l’Information jusqu’en 1966, il fait voter le statut de l’ORTF. Ministre de la Recherche scientifique et des Questions atomiques et spatiales (1966-1967), il est ministre de l’Education nationale mais démissionne le 28 mai 1968. Il devient secrétaire général de l’UDR (septembre 1972-octobre 1973), et revient au gouvernement comme ministre des Réformes administratives (1973-1974), puis des Affaires culturelles et de l’Environnement (1974). Ministre de la Justice de mars 1977 à mai 1981, il est l’auteur de la loi “Sécurité et Liberté” (2 février 1981). Il est élu à l’Académie française en 1977, et préside le comité éditorial du Figaro. Il est sénateur RPR depuis 1996. Il décède le 27 novembre 1999 à Paris.

 

Rémy ROURE (1885-1966)
Né le 3 octobre 1885 à Arcens (Ardèche), fils d’agriculteur, il débute jeune dans le journalisme, à L’information sociale (1909), puis au Temps (1910). Au cours de la Première Guerre mondiale, il est blessé, fait prisonnier en Artois, et interné en Allemagne où il a pour compagnon de captivité le capitaine de Gaulle, avec lequel il se lie d’amitié. Editorialiste, en 1919, à L’Eclair, puis à L’Avenir d’André François-Poncet, il revient au Temps de 1925 à 1939. Replié à Lyon pendant l’Occupation, il organise, dès 1941, des groupes de résistance. Membre du comité directeur de Liberté, il fait partie du mouvement Combat et rédige le Bulletin de la France Combattante. Arrêté par la Gestapo en octobre 1943, il est déporté à Auschwitz, puis à Buchenwald. A sa libération, en 1945, il apprend la mort, à Ravensbruck, de sa femme Hélène, arrêtée le 3 avril 1944. Ayant rejoint la rédaction du Monde, à son retour, il démissionne en mai 1952, et entre au Figaro. Prix Pelman de la presse en 1957, auteur de plusieurs ouvrages sous le pseudonyme de Pierre Fervacque, il meurt à Paris, le 8 novembre 1966.

 

Henri Roland SADOUN (1923-)
Né le 9 août 1923 dans les Hauts-de-Seine à Suresnes, Roland Sadoun fait des études de lettres et de droit à l’université de Montpellier et de Paris. Il suit les cours de l’Ecole pratique des hautes études. Résistant de la première heure, il laisse le souvenir d’un “jeune aspirant plein de dynamisme”. Membre des mouvements Liberté puis Combat, il est chef des groupes francs de l’université de Montpellier. I1 travaille sous les ordres de Pierre Henri Teitgen. Evadé de France en mars 1943, évadé d’Espagne en juillet 1943, après un bref passage en Afrique du Nord, il est affecté au BCRA de Londres. Volontaire pour être parachuté en France occupée (plan anglo américain Sussex), blessé. Débarque en Normandie en juillet 1944. Chargé du renseignement à travers les lignes ennemies pendant la bataille de Normandie. Il est sous les ordres du Colonel Henderson à Paris jusqu’en octobre 1944. Volontaire pour une mission de renseignement dans la poche de Colmar, en cas de débordement de la 19ème armée allemande. En 1945, participe à la campagne d’Allemagne, du Rhin jusqu’en Tchécoslovaquie, avec une division de la 3ème armée américaine. Volontaire pour la guerre contre le Japon, il rejoint Jean Sainteny à Kunming (Chine) en août 1945. Participe à Hanoï aux actions menées en vue des accords signés le 6 mars 1946 par Hô Chi Minh et Jean Sainteny. Après la guerre, chargé de mission au Commissariat général au tourisme à Paris de 1947 à 1949. Représentant de celui-ci en Amérique du Sud de 1950 à 1952. En 1954, après Diên Biên Phu, deuxième mission au Nord-Vietnam avec Jean Sainteny. Directeur, puis Directeur Général de l’Institut Français d’Opinion Publique (IFOP) et de l’Institut pour l’Etude des Marchés (ETMAR) de 1953 à 1972. En 1972 et 1973, mission auprès du Gouvernement iranien à Téhéran. Conseiller de la Compagnie CII-Honeywell Bull, membre fondateur de l’Institut Fredrik Bull en 1976, membre du Haut Conseil de l’audiovisuel de 1973 à 1982. De 1974 à 1993, Délégué Général du Groupe Bossard. Collaborateur du Groupe Bossard et Gemini Consulting de 1994 à 2000. Conseiller de la Présidence de Rhône-Poulenc de 1986 à 1997. Officier de la Légion d’Honneur, Médaille Militaire, Médaille de la Résistance, Croix de Guerre, Médailles des Evadés…

 

Pierre-Henri TEITGEN (1908-1997)
Né le 29 mai 1908 à Rennes (Ille-et-Vilaine), professeur de droit, il milite au Parti démocrate populaire et aux Equipes sociales. Prisonnier et évadé en 40, il joue un rôle important dans la Résistance : membre fondateur du mouvement Combat, et membre actif du Comité général d’études (CGE). Ministre de l’Information (septembre 1944), il est un des fondateurs du Monde, Garde des sceaux (45-46), il gère le problème de l’épuration. Plusieurs fois ministre de la IVe République : Défense (1947-1948), Information et Fonction publique (1949- 1950), France d’Outre-mer (1955-1956), il est vice-président du Conseil (1947-1948, 1953-1954). Membre du Comité consultatif constitutionnel (1958), il se retire de la vie politique au retour du Général. Député MRP de 1945 à 1958, il en assume la présidence de 1952 à 1956. Il décède à Paris le 6 avril 1997.

 

Louis TERRENOIRE (1908-1992)
Né le 10 novembre 1908 à Lyon (Rhône), il est responsable de syndicats chrétiens (1928), rédacteur en chef de La Voix sociale, puis du Nouveau Journal de Lyon (1930-1931), et rejoint, en 1932, L’Aube (périodique démocrate-chrétien). Résistant dès 1940, il devient secrétaire du Conseil national de la résistance (CNR) en 1943. Arrêté par la Gestapo, en décembre 1943 puis en mars 1944, il est déporté à Dachau. Député MRP de l’Orne aux deux Assemblées constituantes, puis à l’Assemblée nationale (1946), il adhère au RPF et devient vice-président du Mouvement républicain populaire indépendant, après son exclusion du MRP hostile à la double appartenance. Secrétaire général du RPF (51-54), il échoue à la députation sous la IVe République, mais retrouve son siège à partir de 1958. Président du groupe UNR de l’Assemblée nationale (1959-1960), il est ministre de l’Information (1960-1961) puis ministre délégué chargé des relations avec le Parlement (1961-1962). Secrétaire général de l’UNR (mai-décembre 1962), il est co-directeur de l’hebdomadaire UNR-UDT Notre République (1963-1964). Il renonce en 1973 à son siège de député et meurt le 8 janvier 1992.