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BIOGRAPHIES DE PERSONNALITÉS – RPF

Gaston de BONNEVAL (1911-1998)

Né le 26 novembre 1911 à Paris, sorti de Saint-Cyr en 1931, il est affecté en Syrie de 1935 à 1938. Il entre, après la défaite, dans la Résistance et déporté à Mauthausen d’octobre 1943 à mai 1945. Aide de camp du général de Gaulle en octobre 1945, il demeure à ses côtés jusqu’en 1964, assure les liaisons entre Colombey-les-Deux-Eglises et Paris, et accompagne le Général dans ses voyages. Admis dans les cadres de réserve en 1965, le colonel de Bonneval se consacre à l’agriculture : membre de la Commission de développement économique-régional (CODER) du Centre (1970-1973) ; il est maire de Thaumiers, dans le Cher (1965-1989), conseiller général, conseiller régional de la région Centre (1973-1976). Il meurt le 2 octobre 1998.

René CAPITANT (1901-1970)

Né le 19 août 1901 en Isère à la Tronche, René Capitant demeure dans le souvenir de ceux qui l’ont connu un grand juriste et une âme passionnée. Docteur et agrégé des Facultés de Droit, il est nommé en 1930 à l’université de Strasbourg. A sa demande, il est mobilisé en 1939 et affecté au quartier général de la 5eme armée. Il répond en 1940 à l’appel du 18 juin et contribue à fonder, à Clermont-Ferrand, un mouvement de résistance qui deviendra Combat. Muté en février 1941 comme professeur de droit à l’université d’Alger, il développe le gaullisme en Afrique du Nord et crée le mouvement Combat-Empire qui participe au débarquement des Alliés en Afrique du Nord. Il accueille de Gaulle à Alger le 30 mai 1943 et est nommé par celui-ci commissaire à l’Instruction publique du Comité français de la Libération, puis ministre de l’Education nationale du gouvernement provisoire de 1944 à 1945. Il est élu cette même année député du Bas-Rhin et publie plusieurs articles sur la Constitution. Il fonde le 20 janvier 1946 avec Louis Vallon “L’Union gaulliste”, première esquisse du “Rassemblement du peuple français”. Il est élu député du Quartier latin lors de l’élection de la première Assemblée nationale le 10 novembre. Professeur à la Faculté de Droit de Paris en 1951, il milite à la Présidence du Conseil national du “Rassemblement du peuple français” de 1952 à 1957. Nommé directeur de la Maison franco-japonaise à Tokyo de 1957 à 1960, il adhère à “L’Union démocratique du travail”, à son retour en France. Il est député de la 3eme circonscription de la Seine (Quartier latin) en 1962, réélu en mars 1967 et juin 1968. Président de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale de 1962 à 1968, il est conseiller municipal de Paris à partir de 1965. Garde des Sceaux et ministre de la Justice de par la volonté du général de Gaulle en 1968, il donne sa démission dés l’annonce du départ de celui-ci. Dans sa vie et dans son œuvre écrite, René Capitant combat pour la justice. Il s’est toujours soucié de l’indépendance nationale, des conditions d’une véritable démocratie et a voulu promouvoir la Participation . Il meurt le 23 mai 1970.

Roger FREY (1913-1997)

Né à Paris en 1913. Après les campagnes d’Italie et d’Allemagne, il est chargé de mission en Extrême-Orient. Membre du Comité directeur du RPF dès sa fondation (1947-1952) et conseiller de l’Union française (1952-1958), il est membre du Comité consultatif constitutionnel en 1958 et secrétaire général de l’UNR à sa création (1958-1957). Ministre de l’Information (janvier 1959), il est ministre de l’Intérieur d’avril 1961 (juste avant le putsch) à 1967, puis ministre d’État chargé des relations avec le Parlement (1967-1968) et dans les cabinets de Couve de Murville et de Chaban-Delmas jusqu’en 1972, enfin ministre chargé des réformes administratives (1971-1972). Chargé de coordonner les travaux du secrétariat national de l’UNR-UDT (1967) il est député UNR puis UDR en 1968, réélu en 1973, il préside le groupe UDR de l’Assemblée nationale de 1974 à 1983, il est président du Conseil constitutionnel. Il meurt le 13 septembre 1997.

Jacques FOCCART (1913-1997)

Né le 31 août 1913 à Ambrières (Mayenne), il dirige, dès 1935, une entreprise d’import-export. Résistant, puis conseiller du commerce extérieur, il est désigné par le RPF en 1952 pour siéger à l’Assemblée de l’Union française. Succédant à Louis Terrenoire comme secrétaire général du RPF en décembre 1954, chargé des questions d’outre-mer, il accompagne le général de Gaulle dans ses voyages aux Antilles, dans le Pacifique et au Sahara (1956-57). Participant activement au retour au pouvoir du Général en mai 1958, il en devient le conseiller technique pendant son gouvernement, et après son élection à la présidence de la République. Nommé secrétaire général de la Communauté en mars 1960, il contrecarre le putsch d’avril 1961, et s’occupe efficacement et discrètement des affaires africaines et malgaches jusqu’en 1974. Conseiller du premier ministre Jacques Chirac de 1986 à 1988. Il meurt le 19 mars 1997.

Olivier GUICHARD (1920-2004)

Né le 27 juillet 1920 à Néac (Gironde), il fait des études de droit, lettres et sciences politiques, et s’engage dans les campagnes de France et d’Alsace (1944-45). Chargé de mission du RPF (1947-51), il succède à Georges Pompidou comme chef de cabinet du général de Gaulle pendant la “traversée du désert”. Il est directeur-adjoint du cabinet de Gaulle en juin 1958, conseiller technique à l’Elysée en janvier 1959 puis chargé de mission auprès de Georges Pompidou de 1962 à 1967. Elu député de la Loire-Atlantique en mars 1967, il est successivement ministre de l’Industrie (67-68), du Plan et de l’Aménagement du territoire (68-69) de l’Education nationale (69-72) de l’Aménagement du territoire (72-74) et ministre d’Etat Garde des Sceaux (76-77). Il est aussi maire de La Baule (71-95), président du Conseil régional des Pays-de-Loire (76), conseiller d’Etat (78). Olivier Guichard est mort à son domicile parisien le 20 janvier 2004.

Pierre LEFRANC (1922-2012)

Pierre Lefranc, né le 23 janvier 1922, est l’un des organisateurs de la manifestation des étudiants aux Champs Elysées le 11 novembre 1940. Il est blessé par une grenade et emprisonné. Il gagne la zone libre et participe à la création du mouvement de Résistance ” Liberté “. Evadé de France par l’Espagne pour rejoindre le Général de Gaulle, il parvient en Angleterre après six mois d’incarcération. Il sort du Saint-Cyr de la France Libre en 1944 et se porte volontaire pour être parachuté dans un maquis. Il fait ensuite la campagne de France et d’Allemegne. Après la guerre, en 1947, il quitte une situation dans le privé pour se mettre à la disposition du Général qui vient de fonder le RPF. Il y occupe plusieurs fonctions : Chargé de mission régional, Secrétaire général de la Région Parisienne, Secrétaire national aux jeunes et aux étudiants. En 1951 il accepte une importante situation dans le secteur privé mais est rappelé en 1958 par le Général de Gaulle. D’abord Chef de cabinet à la Présidence du conseil en 1958, il sera Chargé de mission puis Conseiller technique à la Présidence de la République jusqu’en 19563. Nommé Préfet en poste, il est rappelé en 1965 et chargé de la campagne pour le renouvellement du mandat du Général par élection au suffrage universel direct . Président Directeur Général de la SOFIRAD, il prend la présidence de l’Association Nationale de soutien dont il a été l’initiateur en 1958. En 1971 le Général lui confie la création de l’Institut Charles de Gaulle dont il assurera la transformation en Fondation en 1992. Pierre Lefranc est Grand officier de la Légion d’Honneur, Grand Croix de l’Ordre National du Mérite et titulaire de la Croix de Guerre et des médailles de la Résistance, des Évadés et de la France Libre, ainsi que de nombreuses distinctions étrangères. Il est Colonel Honoraire. Pierre Lefranc meurt à Paris le 7 janvier 2012.

André MALRAUX (1901-1976)

Né le 3 novembre 1901 à Paris, dans une famille modeste, il abandonne tôt ses études, fait deux voyages en Extrême-Orient (1923, 1925), où, sensibilisé par les injustices qu’il y voit, il écrit, au retour, Les Conquérants et La Condition humaine (prix Goncourt en 1933). Engagé politiquement, il milite contre le fascisme et le nazisme, participe au Congrès des écrivains soviétiques en 1934, prend part à a guerre d’Espagne qui lui inspire L’Espoir. Mobilisé en 1939, prisonnier, il s’évade. En 1944, il commande la brigade Alsace-Lorraine qui se battra dans les Vosges, en Alsace et jusqu’à Stuttgart (1945). Ministre de l’Information du général De Gaulle (novembre 1945-janvier 1946), il est délégué à la propagande du RPF (1947 à 1953). Nommé ministre d’État chargé des Affaires culturelles (1959-1969), il fait preuve d’un grand dynamisme (on lui doit notamment les maisons de la culture, et une politique de rénovation de Paris). Chantre du gaullisme, il est en tête de la manifestation de soutien à De Gaulle, le 30 mai 1968. Il meurt le 22 novembre 1976. Ses cendres ont été transférées au Panthéon en novembre 1996.

Edmond MICHELET (1889-1970)

Né le 8 octobre 1889 à Paris et engagé volontaire en janvier 1918, il préside l’Association catholique de la jeunesse catholique (ACJF) du Béarn (1922-1925) puis adhère aux Équipes sociales. Résistant dès juin 1940, il constitue le mouvement Liberté, qui participe à la création de Combat en 1941. Chef régional des Mouvements unis de la résistance (MUR) en 1942, arrêté par la Gestapo en février 1943, il est déporté à Dachau. Il est membre de l’Assemblée consultative provisoire, ministre des Armées (novembre 1945-janvier 1946), il est député MRP de Corrèze. Adhèrent du RPF, il est exclu du MRP, puis membre du Conseil de direction du RPF (1949-1953). Battu aux législatives, il est sénateur de la Seine (1952-1959), et sera à la tête de tous les partis gaullistes du RPF à l’UNR-UDT. Il est successivement ministre des Anciens combattants et Victimes de guerre (1958), puis ministre de la Justice (1959-1961). Membre du Conseil constitutionnel, il succède à André Malraux en 1969 sous la présidence de Pompidou, comme ministre des Affaires culturelles, jusqu’à son décès à Marsillac (Corrèze) le 9 octobre 1970.

Lucien NEUWIRTH (1924-2013)

Né le 18 mai 1924 à Saint-Etienne (Loire), il s’engage en 1944 dans les Forces françaises libres, est parachuté en Bretagne, en Belgique puis aux Pays-Bas (avril 1945) où il est fait prisonnier. Condamné à mort, il échappe au peloton d’exécution. Adhérent au RPF, il est conseiller municipal de Saint-Etienne (1947-1965), adjoint au maire (1953-1965). A Alger, il est membre du Comité de Salut public (mai 1958), directeur de la RTF et représentant permanent de Soustelle (juin-novembre 1958). Elu député UNR, UDR et RPR (1958-1981), il propose la loi sur la régulation des naissances (1967). Secrétaire général du groupe UNR (1958-1962), puis questeur de l’Assemblée nationale (1962-1975), il devient secrétaire général-adjoint de l’UDR (décembre 1974). Président du Conseil général de la Loire (mars 1979, mars 1985), il crée en novembre 1981 le club politique “Nouvelle opposition nationale”. Il est, depuis septembre 1983, sénateur RPR. Lucien Neuwirth meurt le 26 novembre 2013 à Paris.

Georges POMPIDOU (1911-1974)

Né le 5 juillet 1911 à Montboudif (Cantal) de parents instituteurs, il entre à l’Ecole normale supérieure, est reçu premier à l’agrégation de lettres en 34, et devient professeur de lettres classiques. Chargé de mission au cabinet du général de Gaulle en 1944, il entre au Conseil d’Etat en 1946 et assure le secrétariat de la Fondation Anne de Gaulle. Chef de cabinet du président du RPF en 48, il entre dans le groupe Rothschild (52-62), avec un intermède comme directeur de cabinet de De Gaulle, président du Conseil (58-59). Après les Accords d’Evian (mai 62), il est nommé Premier ministre et reconduit à la tête du gouvernement jusqu’en juillet 1968. Il s’attache à moderniser la France, mais refuse le projet de participation. Après avoir fait face à Mai 68, il est remplacé par Couve de Murville à Matignon. Après l’échec du référendum (28 avril 69), il se présente aux élections présidentielles et est élu au deuxième tour (15 juin 69). Sous sa présidence, il poursuit la modernisation du pays et mène une diplomatie active, notamment en faveur de la construction européenne. Gravement malade, il meurt le 2 avril 1974.

Colonel REMY (Gilbert RENAULT) (1904-1984)

Né le 6 août 1904 à Vannes (Morbihan), producteur de films, il rejoint les Forces françaises libres (FFL) le 22 juin 1940, crée la Confrérie Notre-Dame (qui deviendra en 1944 le CDN-Castille), deuxième réseau de renseignements en territoire occupé, et fait passer de nombreux résistants en Angleterre. Compagnon de la Libération (13 mars 1942), il devient membre du comité exécutif du RPF à sa création, chargé des voyages et des manifestations. Il fait paraître dans Carrefour, le 11 avril 1950, un article pour la réhabilitation de Pétain. Désavoué par De Gaulle, il démissionne. Il s’installe au Portugal en 1954 et revient en France en 1958 pour se mettre à la disposition du Général qui refuse. Il meurt à Guingamp (Côtes d’Armor) le 28 juillet 1984.

Jacques SOUSTELLE (1912-1990)

Né le 3 février 1912 à Montpellier (Hérault), il est ethnologue, spécialiste de l’Amérique latine, sous-directeur du Musée de l’Homme (1937-1939), membre du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes (1937). Rallié à de Gaulle en 1940, il est Commissaire national à l’Information (1942), directeur général des services spéciaux d’Alger (1944), puis commissaire de la République à Bordeaux. Ministre de l’Information (1945), puis des Colonies (1945-1946). Il est secrétaire général du RPF dont il est un des fondateurs (1947-1951) député du Rhône (51-58), gouverneur général de l’Algérie (1955), il voit de Gaulle comme seul capable de maintenir l’Algérie dans une République rénovée. Ministre de l’Information en juillet 1958, il devient ministre délégué auprès du Premier ministre (59-60). Mais pour l’intégration, contre l’autodétermination de l’Algérie, il quitte le gouvernement en février 1960, après la semaine des barricades. Après 7 ans d’exil, il rentre en France à la faveur de l’amnistie (68) et est député en 73. Il est élu à l’Académie française en 1983. Il meurt le 6 août 1990.

Louis TERRENOIRE (1908 – 1992)

Né le 10 novembre 1908 à Lyon (Rhône), il est responsable de syndicats chrétiens (1928), rédacteur en chef de La Voix sociale, puis du Nouveau Journal de Lyon (1930-1931), et rejoint, en 1932, L’Aube (périodique démocrate-chrétien). Résistant dès 1940, il devient secrétaire du Conseil national de la résistance (CNR) en 1943. Arrêté par la Gestapo, en décembre 1943 puis en mars 1944, il est déporté à Dachau. Député MRP de l’Orne aux deux Assemblées constituantes, puis à l’Assemblée nationale (1946), il adhère au RPF et devient vice-président du Mouvement républicain populaire indépendant, après son exclusion du MRP hostile à la double appartenance. Secrétaire général du RPF (51-54), il échoue à la députation sous la IVe République, mais retrouve son siège à partir de 1958. Président du groupe UNR de l’Assemblée nationale (1959-1960), il est ministre de l’Information (1960-1961) puis ministre délégué chargé des relations avec le Parlement (1961-1962). Secrétaire général de l’UNR (mai-décembre 1962), il est co-directeur de l’hebdomadaire UNR-UDT Notre République (1963-1964). Il renonce en 1973 à son siège de député et meurt le 8 janvier 1992.

Louis VALLON (1901-1981)

Louis Vallon naît le 12 août 1901 à Crest dans la Drôme. Socialiste, esprit original et désintéressé, il choisit de mener une vie sans concession. Polytechnicien, il est ingénieur radio-électricien de 1924 à 1929, puis chef des émissions économiques et sociales de la radiodiffusion de 1936 à 1939. Il est mobilisé cette année-là comme capitaine dans une division d’intervalle entre deux ouvrages de la ligne Maginot. Il s’engage en 1942 dans un réseau de renseignements clandestins, la Confrérie Notre-Dame dirigée par Rémy. Celle-ci est ravagée par des dénonciations et Louis Vallon rejoint Londres. Il est désigné par le colonel Passy pour créer et diriger un bureau appelé à traiter au sein du BCRA toutes les questions non militaires. Requis à Alger, il joue un rôle de premier plan à l’Assemblée consultative de 1943 à 1944. De retour à Londres, il forme un commando de parachutistes à la tête duquel il prend part à la campagne de France. Après la guerre, sa vie devient publique. On le retrouve directeur-adjoint pour les questions économiques et financières au cabinet du général de Gaulle de 1944 à 1946. Directeur de l’administration des monnaies et médailles de 1946 à 1951, il est député RPF de la Seine de 1951 à 1955. Il est directeur à l’administration centrale des Finances de 1956 à 1962, commissaire du gouvernement auprès de la Banque générale de crédit et de participations (Saga) de 1961 à 1962, membre du Conseil économique et social de 1959 à 1962. Député UNR-UDT de Seine et Oise et rapporteur général de la commission des Finances de l’Assemblée nationale de 1962 à 1967, il est député de Paris dans la 25eme circonscription de 1968 à 1973. Venu au général de Gaulle sans restriction, inspirateur de l’idée de Participation, il entend que le gaullisme réalise un rassemblement de toutes les classes de la nation. Il meurt en 1981. De son oeuvre écrite, on peut retenir : Socialisme expérimental (1936), Le Dilemme français (1951), L’histoire s’avance masquée (1957), Le grand Dessein national (1963), L’Anti-de-Gaulle (1969), De Gaulle et la démocratie (1972).

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