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La liberation de Paris : le general Charles de Gaulle arrive sur les Champs Elysees le 26 Aout 1944  ---  Liberation of Paris : General De Gaulle arrives on the Champs Elysees the August 26th, 1944

BIOGRAPHIES DE PERSONNALITES – La Libération du territoire

La liberation de Paris : le general Charles de Gaulle arrive sur les Champs Elysees le 26 Aout 1944. Tous droits réservés.

José ABOULKER (1920-)

Né le 5 mars 1920 à Alger, jeune médecin des hôpitaux de Paris, José Aboulker entre dans la Résistance en février 1941. D’août 1941 à novembre 1942, il est l’un des principaux animateurs de la Résistance en Algérie et prépare le débarquement allié. Dans la nuit du 8 novembre 1942, il dirige l’occupation d’Alger, ralliant une partie de la police et évacuant la préfecture assiégée. Arrêté, il rejoint Londres en avril 1943 et s’engage dans les Forces françaises libres. Délégué à l’organisation du service de santé des maquis et des FFL, il est envoyé en mission en octobre 1943, puis de Londres et d’Alger dirige les opérations de parachutage d’équipements chirurgicaux sur la France. Après la guerre, José Aboulker entre au parti communiste et devient un spécialiste en neuro-chirurgie, connu dans le monde entier. Il s’engage pour l’indépendance de l’Algérie et s’oppose au retour du général de Gaulle en 1958. Mais, fidèle au chef de guerre, il vote en sa faveur en 1965. Il appartient au service médical d’urgence constitué pour le président de la République après l’attentat du Petit-Clamart.

 

Alain de BOISSIEU (1914-)
Né le 5 juillet 1914 à Chartres, saint-cyrien, il est lieutenant de cavalerie en 1940. Prisonnier des Allemands, après avoir organisé une des dernières charges au sabre de l’armée française, il s’évade en mars 1941 pour rejoindre Londres par l’URSS, mais y est interné cinq mois avant de pouvoir rallier les Forces françaises libres (FFL). Membre de l’Etat-major particulier du général de Gaulle à Londres, haut-commissaire dans l’Océan indien, puis affecté au poste de commandement du général Leclerc, il participe avec la 2e division blindée aux campagnes de France et d’Allemagne. Attaché au cabinet militaire de De Gaulle en avril 1945, il épouse en janvier 1946 sa fille, Élisabeth. Général de brigade en 1964, commandant l’École militaire spéciale de Saint-Cyr, général de division en 1968, il est inspecteur de l’armée blindée (1970) et membre du Conseil supérieur de la guerre (1971), puis chef d’État-major de l’armée en 1975. Grand Chancelier de la Légion d’honneur, il démissionne en 1981 après l’élection de François Mitterrand. Il est président d’honneur du Mouvement initiatives et libertés (MIL).

 

Henri GIRAUD (1879 – 1949)
Né à Paris le 18 janvier 1879, sorti de Saint-Cyr en 1900, il fait une guerre brillante. Appelé au Maroc en 1922 par Lyautey, il se distingue dans la campagne du Rif (1922-1926). Nommé en 1939 gouverneur militaire de Metz, il siège au Conseil supérieur de la guerre. Commandant la IXe armée, il est fait prisonnier le 19 mai 40. Détenu à Königstein (Saxe), il s’en évade en avril 1942. Favorable à la Révolution nationale mais hostile à la collaboration, il gagne Vichy, puis Alger (novembre). Il assume, après l’assassinat de l’amiral Darlan en décembre, le commandement civil et militaire de l’Afrique du Nord. Après sa rencontre avec de Gaulle à Casablanca, le 24 janvier 1943, il partage avec lui (le 3 juin 1943) la coprésidence du Comité français de la libération nationale, et dirige la libération de la Corse. D’abord confiné à un rôle militaire, il doit abandonner la coprésidence en novembre. Il est vice-président du Conseil supérieur de la guerre jusqu’en 1948. Il meurt à Dijon le 11 mars 1949.

 

François JACOB (1920-1996)

Né le 17 juin 1920 à Nancy, François Jacob est un biologiste célèbre. Il est étudiant en médecine quand la guerre éclate. Il s’engage dans les Forces françaises libres le 1er juillet 1940. Il participe à la campagne du Gabon en novembre 1940, puis sert comme médecin-chef au 1er régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad. Ce combattant s’attache à sauver la vie de ses camarades. Blessé le 10 mai 1943 au djebel Garci, il n’accepte de se retirer que lorsqu’il est sûr de l’imminence de son remplacement. Huit jours après avoir débarqué en France, il est de nouveau blessé à Mortain. Evacué sur Paris, il est nommé médecin-lieutenant le 10 novembre 1944 à titre exceptionnel. Avec la paix, il peut achever ses études de médecine. Chercheur à l’Institut Pasteur depuis 1950, il est professeur au Collège de France en 1964 et Prix Nobel en 1965 (partagé avec André Lwof et Jacques Monod) pour des travaux sur la biologie cellulaire. Il écrit deux ouvrages importants sur le plan scientifique : La Logique du vivant, une histoire de l’hérédité et Le jeu des possibles, essai sur la diversité du vivant. Grand Officier de la Légion d’honneur, il a été élu à l’Académie française en 1996.

 

Alphonse JUIN (1888-1967)

Né le 16 décembre 1888 à Bône (Algérie), fils de gendarme, il sort, en 1911, major de Saint-Cyr (même promotion que de Gaulle). Muté au Maroc, il rentre en France pendant la guerre, puis y retourne comme aide de camp du maréchal Lyautey. En 1923, il participe à la campagne du Rif et est chef du cabinet militaire du résident général (1929-1933), inspirant le plan de pacification de l’Atlas. Général en 1938, prisonnier en 1940, libéré en juin 1941 à la demande de Pétain, il remplace Weygand à la tête des forces d’Afrique du Nord. Rallié à Giraud après le débarquement allié (novembre 1942), il dirige les forces françaises en Tunisie, forme le corps expéditionnaire français en Italie où il remporte la victoire de Garigliano (mai 1944), et libère Rome avec les Anglo-Américains. Résident général du Maroc de 1947 à 1951, il est ensuite Inspecteur général des armées françaises et commandant en chef du secteur Centre-Europe de l’OTAN. Il reçoit son bâton de maréchal et est élu à l’Académie française en 1952. Il s’oppose au projet de Communauté européenne de défense (CED). Pour l’Algérie française, déçu par la politique d’autodétermination de De Gaulle, il est mis à la retraite en 1962. Il meurt le 27 janvier 1967.

 

Pierre KŒNIG (1898-1984)
Né le 10 octobre 1898 à Caen d’une famille alsacienne, il s’engage à dix-sept ans pendant la Première Guerre et reste dans l’armée. Envoyé en Rhénanie de 1923 à 1929, il est affecté à la Légion étrangère en 1930, et participe à la pacification du Maroc. Volontaire pour l’expédition de Narvick (Norvège) en 1940, il rejoint le général de Gaulle à Londres. Il participe à l’affaire de Dakar, au ralliement du Gabon, puis aux batailles de Syrie et de Tunisie. Général de brigade en 1941, il fait la campagne de Libye permettant, grâce à sa résistance au maréchal Rommel à Bir-Hakeim en 1942, le repli des troupes britanniques en Egypte. Commandant supérieur des forces françaises de Grande-Bretagne et des Forces françaises de l’intérieur (FFI), il est nommé gouverneur militaire de Paris le 21 août 1944. Il est commandant en chef de la zone française d’occupation en Allemagne, de 1945 à 1950. Ayant quitté le service actif, il est élu député RPF du Bas-Rhin de 1951 à 1958, et devient ministre de la Défense nationale des cabinets Mendès France et Edgar Faure (1954-55). Mort le 3 septembre 1970, il est fait, maréchal à titre posthume en juin 1984.

 

Roland de LA POYPE Roland (1920-)
Né le 28 juillet 1920 dans le Puy-de-Dôme, à Lagrangefort, Roland de La Poype s’engage dans la France en guerre le 5 décembre 1939. Il entend l’appel du 18 juin et décide de rallier les Français libres en juin 1940. Incorporé dans la RAF en février 1941, il est volontaire en novembre 1942 pour rejoindre l’escadrille Normandie. Excellent pilote, il est muté au groupe de combat n° 3 Normandie en Russie et, au cours de 185 missions offensives, remporte 16 duels contre des avions allemands. Il devient commandant de la 1ere escadrille Normandie- Niemen en février 1945. Il est reçu triomphalement à son retour en France le 20 juin 1945 comme l’un des rares aviateurs à avoir reçu le titre de Héros de l’Union soviétique. Après la guerre, le commandant de La Poype retourne à des activités civiles. Grand Officier de la Légion d’honneur, il exercera la fonction de maire à Champigné, dans le Maine-et-Loire.

 

Jean de LATTRE de TASSIGNY (1889-1952)
Né le 2 février 1889 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée), sorti de Saint Cyr en 1911, il sert dans la cavalerie durant la Première Guerre. Major de l’Ecole de Guerre en 1935, il est le plus jeune général en 1939, commande la 14e division d’infanterie qui se distingue à Rethel et sur la Loire. Nommé par Vichy commandant suprême des troupes de Tunisie (1941), puis commandant de la 16e Division de Montpellier (1942), il tente de gagner le maquis lors de l’invasion de la zone libre par les Allemands. Arrêté, dégradé, il est condamné à 10 ans de réclusion. Il s’évade et gagne Alger. Commandant de la 1e Armée française, il débarque en Provence (16 août 1944), remonte la vallée du Rhône, reconquiert l’Alsace (janvier 1945), réalise l’amalgame avec les FFI, il franchit le Rhin, atteint le Danube. Le 9 mai 1945 il reçoit, à Berlin, la capitulation allemande. En 1948, il est commandant en chef des forces terrestres de l’Union occidentale. Haut commissaire et commandant en chef en Indochine (50-52), il met sur pied une armée vietnamienne nationale. Il meurt le 11 janvier 1952, le titre de Maréchal de France lui est conféré à titre posthume lors des funérailles.

 

Philippe de HAUTECLOCQUE (dit Leclerc) (1902-1947)
Né le 28 novembre 1902 à Belloy-Saint-Léonard (Somme), il entre à Saint Cyr en 1922 et à l’Ecole de Guerre en 1938. Pendant la campagne de France, il est deux fois prisonnier, s’évade, et rejoint de Gaulle (juillet 1940), rallie le Cameroun à la France libre (août 1940). A Kouffra (Fezzan), il fait le serment de ne déposer les armes que quand le tricolore flottera sur Metz et Strasbourg. Il entraîne sa division du Tchad à Tripoli (décembre 1942-février 1943). A la tête de la 2e DB, il débarque en Normandie, entre le premier dans Paris où il reçoit la reddition de Choltitz (25 août 1944), et libère Strasbourg (23 novembre 1944). Commandant supérieur des forces françaises en Indochine, il reçoit pour la France la capitulation du Japon (15 août 1945). Conscient de la volonté d’indépendance au Vietnam, il inspire l’accord Sainteny-Ho Chi Minh (mars 46), reconnaissant l’autonomie du Vietnam. Inspecteur général des forces d’Afrique du Nord (juillet 46), il meurt dans un accident d’avion près de Colomb Béchar, le 28 novembre 1947. Il est élevé à la dignité de Maréchal de France le 23 août 1952.

 

Paul LEGENTILHOMME (1884-1975)

Paul Legentilhomme naît le 2 mars 1884 à Valognes. Ancien élève de l’Ecole de Saint-Cyr et de l’Ecole supérieure de guerre, il est capitaine lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale. Chef des troupes de la côte française des Somalis en 1940, il rallie la France libre dès le mois d’août. Il commande comme général de division les Forces françaises libres du Soudan anglo-égyptien, devient commandant en chef de l’Afrique équatoriale française, puis dirige la campagne de Syrie. Il est gouverneur de Madagascar, puis commissaire à la Défense nationale dans le premier gouvernement d’Alger. Il devient gouverneur de Paris en 1945 et général d’armée en 1947. Conseiller de l’Union française de 1952 à1958, il est membre du Conseil de l’ordre de la Libération. Il meurt à Nice en 1975. Paul Legentilhomme était Grand-Croix de la Légion d’honneur.

 

André LE TROQUER (1884-1963)
Né le 27 octobre 1884 à Paris, André Le Troquer est mutilé de la Première Guerre. Avocat, député socialiste de Paris (1919-1958), opposé à l’occupation allemande, il s’embarque pour l’Afrique du Nord, le 20 juin 1940. De retour en France, il assure la défense de Blum au procès de Riom (1942). Envoyé par le Parti socialiste à Londres, puis à Alger (1943), il siège à l’Assemblée consultative provisoire. Commissaire de la Guerre et de l’Air (42-44), commissaire délégué à l’Administration des territoires libérés (avril 1944), il rentre à Paris avec la 2e DB, et est aux côtés de De Gaulle, lors de la descente des Champs-Elysées le 26 août. Ministre d’Etat, il est élu président du Conseil municipal de Paris (1945-1947). Ministre de l’Intérieur (46), puis de la Défense (décembre 46-janvier 48), il est élu premier vice-président de l’Assemblée nationale, puis président, le 12 janvier 1954. Réélu en janvier 56, il conserve ce poste jusqu’à 1958. A la demande de René Coty, il rencontre de Gaulle à Saint-Cloud (28-29 mai 58). Inculpé en février 60 dans un scandale privé, il est condamné à un an de prison avec sursis. Il meurt le 10 novembre 1963.

 

François de MENTHON (1900-1984)

Né le 8 janvier à Montmirey (Jura), agrégé de droit, il se consacre de 1923 à 1930, à l’Association catholique de la jeunesse française (ACJF), dont il devient secrétaire général, puis président de 1926 à 1929. Créateur des mouvements de la jeunesse chrétienne (JAC, JEC, JOC), professeur d’économie politique à Annecy (1930), il adhère au Parti démocrate populaire. Dès novembre 1940, il rentre dans la Résistance. Professeur à Lyon de 1940 à 1942, il est révoqué par Vichy et placé en résidence surveillée.Il prend le maquis, publie les Cahiers politiques, et fonde le Comité général d’études auprès du Conseil national de la Résistance (CNR). En 1943, il rejoint Londres, puis Alger où de Gaulle lui confie le commissariat à la Justice, qu’il conserve jusqu’au 10 juin 1945. Membre des deux Assemblées constituantes, il est délégué de la France au Tribunal de Nuremberg. Il est élu député de Haute-Savoie (1946-1951), vice-président (1949-1952), puis président (1952-1954) de l’Assemblée consultative de l’Europe, professeur d’économie politique à Nancy (1959-1968), il meurt à Menthon-Saint-Bernard, le 3 juin 1984.

 

Emile MUSELIER (1882-1965)
Né à Marseille le 17 avril 1882, entré à l’Ecole navale en 1899, il fait la campagne de Chine (1902-1905). Pendant la Grande Guerre, il commande les fusiliers marins sur l’Yser, puis l’artillerie de marine en Champagne, avant d’être attaché aux cabinets de Painlevé et de Clemenceau, puis chef d’état-major de la délégation de contrôle naval en Allemagne. Vice-amiral, il est l’un des premiers à rejoindre de Gaulle à Londres (29 juin 1940). Créateur des Forces navales françaises libres, commissaire à la Marine du CNF, il dirige l’expédition qui voit le ralliement de Saint-Pierre-et-Miquelon (1941). En désaccord avec lui, le général de Gaulle le relève de son commandement, il tente alors de dresser les Anglais contre de Gaulle, mais doit se soumettre. A Alger en 1943, il est l’adjoint de Giraud. Il revient à Paris en septembre 1944 et est chef de la délégation navale à la mission militaire pour les affaires allemandes. Il meurt à Toulon, le 2 septembre 1965.

 

Lucien NEUWIRTH (1924-)

Né le 18 mai 1924 à Saint-Etienne (Loire), il s’engage en 1944 dans les Forces françaises libres, est parachuté en Bretagne, en Belgique puis aux Pays-Bas (avril 1945) où il est fait prisonnier. Condamné à mort, il échappe au peloton d’exécution. Adhérent au RPF, il est conseiller municipal de Saint-Etienne (1947-1965), adjoint au maire (1953-1965). A Alger, il est membre du Comité de Salut public (mai 1958), directeur de la RTF et représentant permanent de Soustelle (juin-novembre 1958). Elu député UNR, UDR et RPR (1958-1981), il propose la loi sur la régulation des naissances (1967). Secrétaire général du groupe UNR (1958-1962), puis questeur de l’Assemblée nationale (1962-1975), il devient secrétaire général-adjoint de l’UDR (décembre 1974). Président du Conseil général de la Loire (mars 1979, mars 1985), il crée en novembre 1981 le club politique “Nouvelle opposition nationale”. Il est, depuis septembre 1983, sénateur RPR.

 

Serge RAVANEL (1920-)

Né en 1920, il entre à Polytechnique en 1939 et termine ses études à Lyon où l’école s’est repliée. En 1941, il crée un mouvement de résistance. En 1942, il est au comité directeur du mouvement Libération, puis devient chef des groupes francs des MUR (Mouvements unis de résistance) qui se transformera en MLN (Mouvement de libération nationale). En 1944, il est membre de l’état-major national des Corps francs de la libération. Il se rend à Toulouse où il est nommé par le général Koenig chef régional des FFI avec le grade de colonel. Il coordonne les combats de la libération dans la région et organise les FFI en unités régulières. Il y rencontre de Gaulle lors de son voyage en 1944. Il démissionne de l’armée en 1950.

 

Jean SAINTENY (1907-1978)
Jean Sainteny naît le 29 mai 1907 au Vésinet. Bien que d’apparence réservée, c’est un homme de ferveur. Il fait une carrière bancaire à Saïgon et à Haïphong. Lorsqu’éclate la Deuxième Guerre mondiale, il s’engage dans l’aviation de reconnaissance. Dès l’automne 1940, en Basse-Normandie, il rassemble ceux qui vont combattre pour la liberté du pays. Il organise des évasions et conduit de nombreux volontaires qui rejoignent les Forces françaises libres. Il est l’un des chefs les plus importants du réseau de résistance « Alliance » au début de 1942. Arrêté en 1943, il s’échappe mais il est repris par la Gestapo au mois de juin 1944. Il est torturé et cependant, réussit à s’évader. Chef de la mission militaire française en Chine en 1945, commissaire de la république pour le Tonkin du Nord, il négocie en mars 1946 avec Hô Chi Minh. Il est délégué de la France au Viêt-nam du Nord de 1954 à 1956 et rejoint aussitôt « l’Association nationale pour l’appel au général de Gaulle » en mai 1958. Commissaire général au tourisme, député UNR en 1961, il est ministre des Anciens combattants dans le deuxième cabinet Pompidou et participe ainsi par son soutien constant à l’œuvre de redressement national menée par le général de Gaulle. Membre du Conseil constitutionnel, gouverneur honoraire des Colonies, il joue un rôle dans les négociations entre les Etats-Unis et le Viêt-nam du Nord comme l’un des meilleurs experts des problèmes d’Extrême-Orient. Fraternel, il se consacre à partir de 1975 à l’accueil et à l’intégration des réfugiés indochinois en France. Il meurt le 25 février 1978. Jean Sainteny était Grand Officier de la Légion d’honneur.

 

Jean SIMON (1912-1978)

Jean Simon naît à Brest le 30 avril 1912. Sa vie et sa carrière militaire se confondent. Ancien élève de l’Ecole de Saint-Cyr, il rejoint la France libre dés juillet 1940 et participe à toutes ses grandes opérations militaires. Il combat dans la Légion étrangère en Syrie, en Libye, en Tunisie. En France en août 1944, il se bat à Lyon, à Belfort, à Massevaux, à Thann où il est blessé le 3 décembre 1944, puis libère Strasbourg et Colmar. Attaché au cabinet du général de Gaulle en 1944-1945, il prend part à la campagne d’Indochine de 1947 à 1949. Il est général de brigade en 1960, général de corps d’armée, gouverneur militaire de Lyon en 1967, général d’armée en 1970. Grand-Croix de la Légion d’honneur, il est élu chancelier de l’ordre de la Libération en 1978. Il décède le 28 septembre 2003 à Cherbourg.