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De Gaulle, soldat de la Grande Guerre

1914-1918 Carrière militaire

L’expérience du feu

Le 28 juillet 1914, un mois après l’assassinat de l’archiduc héritier du trône à Sarajevo, l’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. Par un jeu d’alliances (l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Italie s’opposent à la France, la Russie et l’Angleterre), le conflit s’étend : c’est le début de la Première Guerre mondiale. Le 1er août 1914, l’ordre de mobilisation générale est décrété en France et le 2, le lieutenant de Gaulle au sein du 33ème régiment d’infanterie d’Arras rejoint les armées du Nord-Est. Après avoir déclaré la guerre à la France le 3 août, l’Allemagne lance son offensive en Belgique, provoquant l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne.

Le baptême du feu a lieu pour le lieutenant de Gaulle le 14 août 1914 à Dinant: au sein du 33e régime d’infanterie d’Arras, il participe aux combats visant à arrêter la percée allemande à travers la Belgique. Deux jours plus tard, il doit être évacué deux jours plus tard suite à une blessure au genou. Il rejoint le front de Champagne en octobre. Promu capitaine en février 1915, il est blessé une deuxième fois, à la main gauche au Mesnil-lès-Hurlus dans la Marne et doit à nouveau être évacué plusieurs mois. Il est touché une troisième fois à la cuisse lors de la bataille de Verdun à Douaumont, le 2 mars 1916. Laissé pour mort, il reçoit une citation à titre posthume à l’ordre de l’armée. Fait prisonnier, il est enfermé entre autres dans la forteresse d’Ingolstadt en Bavière. Blessé trois fois pendant ses 19 mois de campagne, il a reçu 3 citations dont une de l’armée pour sa conduite à Douaumont.

 

La captivité

Fait prisonnier le 2 mars 1916 à Douaumont, le capitaine de Gaulle tente de s’échapper à cinq reprises au cours de ses 32 mois de captivité. Il est donc transféré dans différents lieux d’internement (camps d’officiers, forteresses disciplinaires, prisons militaires), notamment à Osnabrück en Bavière et au fort IX d’Ingolstadt en Bavière.

S’évader pour reprendre le combat devient sa priorité. Au cours des conférences qu’il donne à ses camarades de captivité, il mêle à ses réflexions sur la guerre des conseils à peine voilés pour préparer une évasion. Prisonnier, il se réfugie dans la lecture d’auteurs allemands et approfondit sa connaissance du pays. Grâce à l’aide de la Croix Rouge, il peut recevoir des colis et correspondre avec sa famille. C’est dans une lettre à sa mère qu’on peut relever sa profonde douleur d’être éloigné du champs de bataille et de ne pouvoir participer plus activement à la victoire. Il évoque ainsi « un regret qui ne le quittera plus », « un chagrin que ne s’éteindra qu’avec [s]a vie. ». Au début du mois de décembre 1918, de retour en France, il retrouve les siens : ses parents, ses trois frères (qui ont tous combattu jusqu’à la fin de la guerre) et sa sœur.