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La Maison Natale : d’un lieu de mémoire à un lieu d’histoire

La maison natale à l’époque de la naissance de Charles de Gaulle

 

            La description qui suit est celle de la Maison Natale au moment de la naissance et de l’enfance de Charles de Gaulle. Elle résulte de l’enquête historique menée par Stéphanie Backe auprès des membres de la famille Maillot ayant connu ou habité la demeure. Dans son travail de réaménagement, la Fondation Charles de Gaulle s’est attachée, à partir de cette étude, à reconstituer au mieux l’ambiance de cette maison, dont on trouvera les photographies au regard du texte.

La maison natale de Charles de Gaulle est une maison en forme de U, dont la base se trouve sur la rue. Elle se divise en deux parties distinctes : le côté droit, nommé « petite partie », et le côté gauche, nommé « grande partie », reliés par une pièce située au-dessus de la porte cochère permettant la circulation directe entre les deux maisons. Acquise en 1872 par Jules Maillot, le grand-père maternel du général de Gaulle, cette maison comportait 25 pièces.

La demeure possède  les caractéristiques d’une maison bourgeoise de l’époque. Néanmoins, alors qu’à la fin du XIXe siècle, les grands bourgeois font construire et aménager de luxueux hôtels particuliers, la demeure de la famille Maillot n’affiche pas un tel luxe. Mme Maillot, fervente catholique, veuve, est une femme de goût mais elle n’est pas attirée par le luxe. Elle attache beaucoup plus d’importance à sa famille et à Dieu qu’aux biens matériels. C’est pourquoi la maison est confortable, mais meublée et décorée de façon simple.

 

La partie droite

L’affectation de cette partie de la maison ayant changé au fil du temps, les informations la concernant  sont succinctes.

Il semble que, lorsque Jules Maillot est devenu propriétaire,  c’était  un lieu de fabrication de tulles et de guipures. Il y installa ses ateliers  où étaient fabriqués des rideaux à grands motifs dessinés, comme celui représentant le renard et la cigogne de la fable de La Fontaine, qui valut à Jules Maillot une médaille à l’Exposition universelle de 1878. On y confectionne également des tentures, des couvres-lits et des châles en dentelle noire très à la mode à l’époque.

Face aux difficultés financières qu’il rencontre, Jules Maillot cède son affaire, en 1878, aux Etablissements Rossignol & Hamelin, qui transfèrent ces activités à Caudry. Cet espace désormais libre est réaffecté en pièces fonctionnelles, une buanderie et une salle de jeux, situées dans le prolongement direct de la partie habitable de ce côté droit de la maison. Il semble que toutes les traces de la présence de cette fabrique aient été effacées par la suite. En effet, Mme de Corbie, qui a vécu de ce côté de la maison entre 1922 et 1929, ignorait l’existence d’un tel atelier. L’habitation qu’elle a connue se composait d’un rez-de-chaussée, d’un étage et d’un grenier.

 

Le rez-de-chaussée

Un petit couloir d’entrée menait à la fois à un bureau, à la cuisine et à l’escalier d’accès à l’étage. La cuisine communiquait directement par une porte précédée d’une marche à la salle à manger qui commandait l’accès au salon. Avec ce salon prenait fin la partie habitation du rez-de-chaussée. Ce rez-de-chaussée est incommode, car on pénétrait dans le salon et la salle à manger soit directement par la cour, soit par la cuisine.

Dans le prolongement du salon, mais accessibles uniquement par la cour, trois pièces : un point d’eau et des toilettes pour les domestiques, dont la porte vitrée était faite de verre multicolore. Contre le mur de cette pièce, à l’extérieur, était installée une petite fontaine. Une buanderie, divisée en deux parties ;  on y lavait le linge qui ne  séchait  que lorsque le temps ne permettait pas de l’étendre dans le jardin dans un recoin ménagé entre le mur et la salle de jeux. Enfin, une salle de jeux éclairée de plusieurs fenêtres. Cette pièce présentait un aspect vieillot, notamment en raison de son plancher raboteux. Le mur du fond  était entièrement tapissé de rayonnages emplis de livres pieux et austères destinés aux enfants. Ces derniers s’amusaient également avec un jeu de grenouille. Dans les années 1930, une table de ping-pong viendra  compléter l’ameublement. Les enfants s’y ébattaient joyeusement et « Bonne-Maman » Maillot qualifiait ce lieu de « hurloir à enfants ».

 

Le premier étage

Au premier étage, se trouvaient  les chambres. A l’époque où Mme de Corbie y vivait avec ses parents et ses sœurs, une première pièce donnant sur la rue servait de salle de jeux et d’étude. A droite sur le palier,  la chambre des enfants comportant une alcôve et commandant la chambre des parents.

Il semble que cette partie de la maison fut éclairée au gaz jusqu’en 1929 date à laquelle  l’électricité aurait finalement été installée. Cela n’empêchait pourtant pas la famille de Corbie de continuer d’éclairer le palier du premier étage à l’aide d’un manchon de gaz. De même, cette partie de la maison était, dans les années 1920, chauffée à l’aide de poêles à gaz ou à charbon, installés dans les cheminées.

Enfin, le grenier comportait deux mansardes dans lesquelles l’aide ménagère de la famille de Corbie logeait lorsqu’elle passait la nuit dans la maison de la rue Princesse.

 

Le jardin

Le jardin de la maison natale de Charles de Gaulle a aujourd’hui partiellement disparu. Pourtant, à la Belle Epoque, la demeure comportait un jardin de ville entouré de hauts murs qui d’une part protégeaient les habitants de l’agitation extérieure et, d’autre part, accentuaient le caractère urbain du jardin. Entretenu très simplement, il n’a pas subi de grandes transformations entre 1890 et 1939. Nous pouvons donc nous appuyer sur les descriptions qu’en ont faites Mme de Corbie et Mme Desrousseaux.

Il était composé de deux pelouses, dont une grande, ovale au centre, qui s’étendait de la cour au mur du fond, dont une allée faisait le tour. Au bout de cette pelouse, des buissons de houx dissimulaient le mur du fond,  lui-même flanqué d’arbustes. Sur le côté gauche de cette pelouse, se trouvait un tilleul, qui cachait en partie l’allée et un autre arbre plus proche de la maison. Une petite pelouse se trouvait face à la véranda. De taille beaucoup plus réduite, elle était parsemée de fleurs et d’un ou deux petits arbustes.

Adossé à l’angle des deux murs, dans le coin gauche du jardin, face à la véranda, se dressait un petit kiosque à musique. On y accédait par deux ou trois marches. Peu entretenu, il était composé de trois faces vitrées et de boiseries dont les peintures vertes s’écaillaient. Servant au rangement des outils de jardinage et des jouets encombrants destinés à l’extérieur, il était également un refuge pour les enfants. Une petite allée, en pente légère, descendait du kiosque jusqu’au trottoir qui longe la véranda.

Une végétation abondante faisait le charme de ce jardin. Outre le tilleul de la pelouse, huit autres arbres, dont un peuplier et des marronniers y trouvaient place. De plus, les hauts murs étaient bordés d’arbustes et de végétations diverses. Du lierre, par exemple, couvrait le mur de gauche entre le kiosque et la véranda. Enfin, une vigne, dont le raisin était très acide, s’étendait sous la marquise, sur un treillage disposé sur la partie gauche de la demeure.

 

La partie gauche

 

C’est dans cette partie de la demeure que Charles de Gaulle est né. C’est également celle où ont habité Julia Maillot, sa grand-mère, jusqu’en 1912, M.  et  Mme Gustave de Corbie, de 1912 à 1929 et M. et Mme Jaspar et leurs enfants, de 1929 à 1940. Si cette maison n’a pas subi de profondes transformations dans sa décoration et son aménagement de 1890 à 1929, il semble que l’arrivée d’un couple avec de jeunes enfants, alors que la maison avait, jusque là, été habitée par des personnes âgées, ait impliqué quelques modifications d’ordre pratique.

Aujourd’hui, en prenant en considération l’escalier, le grenier et la véranda, qui traditionnellement dans la région du Nord est une pièce à part entière de la maison, on peut dénombrer quinze  pièces dans cette partie de la demeure : six  au rez-de-chaussée, sept  au premier étage et deux dans le grenier.

 

Le rez-de-chaussée

A ce niveau, se trouvent les pièces dans lesquelles les habitants de la maison avaient coutume de se tenir le plus souvent. Ce sont le petit et le grand salon, la salle à manger et la véranda. On y trouvait également la cuisine et sa dépendance, la souillarde, située sous l’escalier principal près du vestibule. L’accès se faisait par le vestibule, mais les visiteurs attendus pénétraient également dans la demeure par la porte du petit salon, qui donnait directement sur la cour. En effet, ce petit salon, intime et confortable, était une pièce de réception. Julia Maillot, tout comme M. et Mme de Corbie, s’y tenaient souvent pour recevoir leurs invités et visiteurs mais également pour lire.

Les boiseries de ce petit salon, de couleur sombre à l’époque, datent du XIXe siècle. Les murs étaient couverts d’un papier peint imitant un marbre sombre. Dans la cheminée de marbre, était encastré un poêle d’applique à charbon. Sur la cheminée, se trouvaient une pendule et sa garniture. Deux gravures en noir et blanc représentant des paysages champêtres avec ruines dans des cadres dorés ornaient les murs de cette pièce.

Le mobilier était essentiellement composé de fauteuils recouverts de velours frappé. Des tapis de laine couvrant le parquet et de lourds et épais rideaux à larges embrasses conféraient un caractère intime et confortable à la pièce. Un éclairage parcimonieux était apporté par une lampe centrale recouverte d’un abat-jour et plus fréquemment par des lampes à gaz et à pétrole.

Ce petit salon commande l’accès au grand salon, beaucoup moins sombre puisqu’il bénéficie de la lumière apportée par les deux grandes fenêtres donnant sur la rue.

 

Le grand salon

Comme dans les autres pièces de la maison, tapis de laine et lourdes tentures créaient une certaine intimité. Pourtant, un papier peint plus clair apportait une touche de gaieté et de clarté à ce salon. Un lustre central à pendeloque en verre était suspendu, mais on lui préférait la plupart du temps des lampes à gaz ou à pétrole.

La décoration de la pièce était assurée par de nombreux portraits d’ancêtres : deux tableaux représentant les grands-mères Mac Cartan, un petit médaillon figurant Mme Maillot-Kolb, arrière- grand-mère de Charles de Gaulle, un dessin représentant Andronic Mac Cartan, son épouse, Françoise Annie Flemming, et leurs enfants, au début du XIXe siècle, deux copies des portraits peints au milieu du XVIIIe siècle de Marie-Anne Creuze et de son époux Charles Sagniez et le portrait de Jules Maillot, grand-père de Charles de Gaulle.

L’ameublement était, comme le petit salon, composé de fauteuils recouverts de velours frappé, d’un canapé, d’une petite console en acajou (que l’on peut encore voir aujourd’hui) et d’un grand guéridon rond en acajou, dont le bord comportait un filet de marqueterie et qui était recouvert d’un plateau de marbre. Il reposait sur un gros pied à multiples facettes se divisant en trois branches.

Dans le coin entre la fenêtre et le petit salon, était installé un piano à queue noir, dont on ne connaît pas clairement les utilisateurs.

Sur la cheminée, dans laquelle était encastré un poêle à charbon, étaient posée une pendule et sa garniture.

Ce grand salon était à la fois une pièce de réception, de repos et de distraction. Les enfants n’y étaient admis qu’en de rares occasions.

 

La salle à manger

On y accède par le grand salon, mais également par le vestibule et le couloir de l’office menant à l’escalier de service.

Autour de la table à allonges en acajou (très certainement celle que l’on peut voir aujourd’hui), les familles Maillot, de Corbie et de Gaulle se réunissaient pour de grands déjeuners familiaux. Douze chaises lourdes et couvertes de cuir dont les pieds ressemblaient à des têtes de lion entouraient la table. Une desserte buffet en acajou (que l’on peut encore voir aujourd’hui) complétait l’aménagement.

L’originalité de la pièce vient des trumeaux de lambris ornés de fleurs polychromes peintes sur des médaillons de métal situés aux quatre coins. Les murs étaient peints de façon à imiter le marbre et vernis. De lourds rideaux à larges embrasses ornaient les fenêtres ouvrant sur la véranda.

 

La véranda

Ouvrant également sur le jardin grâce à une porte vitrée surmontée d’un motif de ferronnerie semblable à celui qui existait au-dessus de porte sur le côté droit de la maison, la véranda accueillait les déjeuners et les dîners de famille à la belle saison. Une longue table rectangulaire était disposée à cet effet. Quelques chaises et fauteuils de jardin ainsi qu’un meuble d’angle surmonté d’une statue de saint complétaient l’ameublement.

Les habitants de la maison s’y tenaient, semble-t-il, souvent, pour lire. C’est aussi dans cette pièce que les enfants étaient accueillis lorsqu’ils rendaient visite à leur grand-mère et que Mme Noémie de Corbie leur racontait des histoires.

 

Les autres pièces du rez-de-chaussée étaient la cuisine et sa dépendance, la souillarde. Elles étaient exclusivement fréquentées par les domestiques. Un va-et-vient incessant existe entre ces deux pièces puisque la cuisine est le lieu de la confection des repas et la souillarde celui du nettoyage de la vaisselle grâce à un évier plat en pierre.

 

Le premier étage

Un grand escalier tournant recouvert d’un tapis aux tonalités de rouge desservait uniquement le premier étage de la demeure. Ses murs étaient recouverts d’un papier peint imitant le marbre de couleur claire. A mi-étage, se trouvaient les toilettes.

 

Une première pièce commande l’accès de tout le premier étage. Elle a souvent changé d’affectation. Si elle fut dans les années 1920 une simple pièce de passage avec un point d’eau, elle fut aménagée en bureau avec un secrétaire dans les années 1930. Elle donne accès à droite à une grande chambre dont les fenêtres donnent sur le jardin.

 

La chambre de la grand-mère Maillot

Cette chambre fut toujours réservée aux habitants principaux et permanents de la demeure. Ainsi, ce fut celle de Julia Maillot, de M. et Mme de Corbie, puis de M. et Mme Jaspar. Elle communiquait avec un cabinet de toilette, beaucoup plus petit qu’à l’heure actuelle, car la chambre comportait une alcôve.

Cette vaste chambre était meublée d’un lit bateau double en acajou, d’une petite travailleuse, d’une commode en acajou, avec un dessus de marbre et une double porte, et d’un secrétaire en acajou de style Louis-Philippe. Comme dans les autres pièces, des cadres pieux, des crucifix créaient, avec la présence d’un prie-dieu et d’un petit bénitier, une ambiance de grande piété.

On y trouvait également trois cadres noirs (deux ronds et un ovale) dont le verre était bombé et à l’intérieur desquels figuraient des motifs pieux en plâtre, comme, par exemple, une tête de Christ crucifié. Un crucifix de couleur noire était posé sur un meuble.

Comme dans les pièces du rez-de-chaussée, les fenêtres, voilées de mousseline, étaient également tendues de rideaux lourds à larges embrasses filtrant la lumière abondante venant du jardin. Mme Maillot passait certainement beaucoup de temps dans sa chambre.

 

La chambre d’ami

Privée de moyen de chauffage donc très froide, cette pièce était meublée avec un soin particulier : une grande armoire à glace en acajou à double porte, un lit bateau simple en acajou, une table de nuit assortie, une commode-tablette à tablette de marbre supportant une cuvette et des chaises couvertes de velours. Sa décoration était semblable à celle des autres chambres et ses fenêtres, donnant sur la rue Princesse étaient voilées de mousseline et de lourdes tentures.

Cette pièce avait la particularité de permettre le passage entre les deux côtés de la maison grâce à une porte ouvrant sur le premier étage de la partie droite du logis. Cette chambre servait à héberger les enfants et petits-enfants de Madame Maillot.

Au fond de la chambre, à droite, une porte donne sur la lingerie, à laquelle on avait également accès par l’escalier de service. Réservée à la couture et au repassage jusque dans les années 1930, elle fut, par la suite, transformée en cabinet de toilette pour les filles de M.  et  Mme Jaspar. Essentiellement fréquentée par la femme de chambre entre 1890 et 1930, la pièce comportait une chaise, une petite travailleuse et une table à repasser.

 

La chambre natale

L’accès à cette chambre est possible en traversant la petite pièce sur laquelle donne l’escalier principal,  donc sans déranger les autres personnes pouvant se trouver dans les autres chambres. D’autre part, la pièce de passage comportait un point d’eau à l’époque de la naissance de Charles de Gaulle, ce qui fut sans doute très utile lors de l’accouchement. En 1890, cette chambre n’était pas différente des autres. Un lit bateau double en acajou, une commode-toilette, une travailleuse, des statues de saints, un crucifix, des cadres pieux en assuraient la décoration.

 

Le deuxième étage

Le deuxième étage est, en fait, un grenier très peu aménagé à l’époque de la naissance de Charles de Gaulle et simplement accessible par l’escalier de service. Dans cet espace, deux petites chambres avaient tout de même été installées pour le logement de la cuisinière et de la femme de chambre.

 

La Maison Natale: D’un lieu de mémoire à un lieu d’histoire

Depuis le réaménagement de 1995, le visiteur est plongé dans l’ambiance qui pouvait régner à l’époque de la naissance de Charles de Gaulle. L’évocation du quotidien des ses grands-parents maternels permet de présenter la vie dans le nord de la France à la fin du XIXe siècle et plus particulièrement les traditions et les habitudes d’une famille bourgeoise caractéristique de cette époque. Chacune des pièces de la demeure est prétexte à rappeler un épisode de la vie et de la jeunesse de Charles de Gaulle. Ce lieu de naissance est ainsi devenu lieu de mémoire d’un des grands personnages du XXe siècle.

Soucieuse d’élargir le public de la Maison natale, la Fondation Charles de Gaulle, depuis 2 000, s’est lancée dans un ambitieux projet muséographique visant à faire de ce lieu de mémoire un outil dynamique inséré dans le paysage culturel régional et européen.

Nourris par une réflexion sur  l’Histoire, la Mémoire et le Patrimoine, l’équipe d’architectes et de muséographes, sous l’égide du Conseil scientifique de la Maison natale, a élaboré un programme d’aménagement autour de deux axes :

  • Recentrer la visite du logis sur la naissance et la jeunesse du général de Gaulle grâce à une mise en scène intégrant les dimensions familiales, historiques et sociologiques dans trois sas d’interprétation ;
  • Créer une «Fabrique d’histoire », creuset d’une histoire vivante, en référence à l’ancienne fabrique de tulle de Jules-Emile Maillot, grand-père maternel de Charles de Gaulle.

Inauguré le 22 novembre 2005, l’ensemble muséal de la Maison natale offre aujourd’hui de multiples activités destinées aux scolaires comme au grand public, un programme de conférences et d’expositions temporaires en lien avec des institutions culturelles régionales, nationales et européennes.

 

Les sas d’interprétation historique

Basée sur une enquête historique préalable, la reconstitution du logis familial a été enrichie par l’aménagement de trois sas d’interprétation resituant les pièces existantes dans leur environnement historique.

  • Le premier sas est consacré au contexte lillois de 1870 à 1914. On y évoque l’urbanisme et de l’architecture de la ville de Lille à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle  au moyen de graphisme et de photographies. Le visiteur y est sensibilisé à la vie de la société lilloise autour des années 1900 par une production audiovisuelle. Enfin, on y raconte l’histoire du quartier, de la rue Princesse et de la Maison natale des origines à nos jours grâce à une borne interactive.
  •  Le deuxième sas rappelle les héritages familiaux du jeune Charles de Gaulle grâce à une approche généalogique et culturelle selon trois niveaux de lecture et trois dispositifs scénographiques. Le visiteur est immergé dans le milieu familial avec la présentation de la généalogie des deux familles (Maillot et de Gaulle) de Charles de Gaulle. L’enfance et la génération de Charles de Gaulle sont évoquées par une projection audiovisuelle. Enfin, les héritages familiaux, l’histoire des traditions et des valeurs sont transmises au moyen d’interviews et de témoignages.
  • Le troisième sas dévoile, quant à lui, à travers une approche biographique et humaine, Charles de Gaulle, jeune homme, sa personnalité, sa formation et la naissance de sa vocation militaire entre 1900 et 1912. Grâce à une maquette au sol et du graphisme, le visiteur se familiarise avec l’éducation religieuse reçue entre 1900 et 1907, l’année préparatoire à Saint-Cyr (1908-1909) et la formation militaire de Charles de Gaulle entre 1909 et 1912.

 

La « Fabrique d’Histoire » : creuset d’une histoire vivante

Un espace d’accueil au sein duquel quatre bornes interactives sont mises à la disposition du public pour aborder, grâce à une fresque chronologique interactive, les dates importantes de la vie du général de Gaulle.

Un centre de ressources multimédia met à disposition des visiteurs onze ordinateurs et une bibliothèque spécialisée. Il permet  l’accès à une sélection de sites internet, une base de données, des cédéroms… Le centre de ressources propose également des documents consultables sur place pour des recherches personnelles, mais également, dans le cadre de projets pédagogiques pour le public scolaire.

Ce centre de ressources est mis en réseau avec les lieux de mémoire de la région dans le cadre de l’opération «Chemins de mémoire » initiée par le ministère de la Défense.

Le Forum Maurice Schumann, à la fois salle de projections audiovisuelles et salle de conférences, offre une capacité d’accueil de 50 places assises (extensible à 90 places). Une programmation de documentaires et d’archives audiovisuelles est proposée pour compléter la visite de la Maison Natale.

Un espace ludo-éducatif, à l’étage, est entièrement dédié à l’accueil du jeune public entre 6 et 11 ans. Ce lieu est équipé de trois ordinateurs, d’un mobilier et d’un matériel pédagogique adaptés aux enfants et propice à la découverte non seulement de l’Histoire du XXe siècle mais aussi de la géographie et de la vie citoyenne. Il propose également aux professeurs d’élaborer des ateliers dans les locaux de la Maison Natale, assistés par un animateur multimédia.

Un espace d’expositions temporaires de 150 mètres carrés est installé sur les deux étages de l’aile droite et permet une programmation d’expositions thématiques.