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Madeleine Braun, vice-présidente de l'Assemblée nationale, séance du 30-01-1946
© Assemblée nationale

Les femmes parlementaires à la Libération par Sabrina TRICAUD

Sabrina Tricaud*,"Les femmes parlementaires à la Libération", Espoir n°181, pp. 59-65

*Agrégée, docteure en histoire, chercheure associée au Centre d'histoire de Sciences Po.

Assemblée nationale (Madeleine Braun, vice-présidente de l'Assemblée nationale, séance du 30 janvier 1946)


« Les femmes sont électeurs et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ».

Une phrase, un article (l’article 17), une ordonnance (celle du 21 avril 1944 portant organisation des pouvoirs publics) accordent aux femmes les droits politiques dans une France encore en guerre.

Au printemps 1945, les Françaises votent pour la première fois de leur histoire et elles sont nombreuses à devenir conseillères municipales. Les élections générales ont lieu le 21 octobre 1945.

Trente-trois femmes font leur entrée au Parlement, dans l’Assemblée chargée de rédiger une nouvelle Constitution. Les femmes s’installent dans le paysage politique non sans susciter l’étonnement de leurs collègues masculins.

Un an plus tard, elles entrent au Palais du Luxembourg, ce bastion anti-suffragiste de la Troisième République :

« Et puis – l’ancien Sénat en aurait frémi ! – il y a dans l’assemblée plusieurs femmes, que la divergence d’opinions disperse aux quatre coins de la salle. Nous en avons remarqué une qui ne doit pas avoir atteint le quart de siècle, qui est arrivée tenant sous le bras gauche une épaisse liasse de papiers et, dans la main droite, une mallette en osier ressemblant fort à un panier à provisions. C’était un peu gênant pour serrer les mains qui se tendaient vers elle. »[1]

La Libération correspond à une période de forte féminisation du personnel politique tandis qu’à partir de 1951, la classe politique se « déféminise ». Cette chronologie singulière se vérifie dans toutes les assemblées représentatives, des conseils municipaux au Parlement, en passant par les conseils généraux[2].

Tant du point de vue de l’histoire politique que de l’histoire des femmes, la césure de 1950 fait sens. C’est pourquoi les analyses qui suivent portent sur un échantillon composé des femmes qui ont été élues, en métropole et outre-mer, aux deux assemblées constituantes d’octobre 1945 et de juin 1946 ; des députées élues en novembre 1946 ; des sénatrices élues au Conseil de la République en 1946 et 1948.

Nous avons également intégré à ce groupe les femmes qui ont siégé sur la même période en remplacement d’un élu décédé ou appelé à d’autres fonctions. Soixante-dix femmes sont ainsi entrées au Parlement entre 1945 et 1950 (voir liste en annexe), certaines ayant été, sur cette courte période, députée puis sénatrice, telles que Gilberte Brossolette, Isabelle Claeys, Eugénie Éboué-Tell, Marie-Hélène Lefaucheux ou Marie Oyon.

Ces femmes parlementaires représentent moins de 10 % des représentants du peuple : en novembre 1946, le Palais-Bourbon compte 42 femmes parmi 619 députés soit 6,7 %, et le Conseil de la République, 21 femmes sur 314 sénateurs soit 6 ,7 %[3].

Ces nouvelles recrues de la République représentent toutes les forces politiques de la Libération, bien qu’à l’heure du tripartisme, les communistes, les socialistes et les démocrates-chrétiennes soient les plus nombreuses : 60 % sont communistes, 20 % démocrates-chrétiennes et 12,8 % socialistes.

La répartition partisane influe sur leur profil professionnel et sociologique : 23 % sont des enseignantes, notamment des institutrices, 18 % des employées de bureau (secrétaires, sténodactylographes), mais seulement trois sont avocates, une seule est médecin et six exercent la profession de journaliste. Les femmes parlementaires, ouvrières ou héritières ? La catégorie des employés est beaucoup plus représentée chez les femmes que chez les hommes. En 1946, les employés représentent 4 % des élus à l’Assemblée nationale, mais 30 % des femmes députées, tandis que les professions libérales et juridiques sont sous-représentées parmi nos 70 parlementaires.

Nombreuses sont les parlementaires féminines à être issues de milieux populaires et ouvriers, comme la démocrate-chrétienne Francine Lefebvre, ouvrière en chocolaterie, ou encore l’épouse de Maurice Thorez, Jeannette Vermeersch, député de 1945 à 1958, puis sénateur de 1959 à 1968, née en 1910 dans une banlieue de Lille, neuvième d’une famille de douze enfants de parents ouvriers dans le textile. A dix ans et demi, elle commence à faire des ménages puis entre à l’usine de filature. Elle se syndique à la CTGU, et fonde une section des Jeunesses Communistes dans son quartier natal de La Madeleine. En 1929 elle est envoyée à Moscou pour l’anniversaire de la Révolution d’octobre en tant que représentante des ouvrières textiles. Elle y rencontre Maurice Thorez. De retour en France, elle devient l’une des dirigeantes de la CGTU, puis est nommée en 1932 au Bureau national des Jeunesses Communistes. Elle siège au Comité Central du PCF dès 1933[4].

Cependant, un certain nombre de femmes parlementaires sont filles de la haute bourgeoisie et ont grandi dans des milieux socioculturels parmi les plus favorisés. Certaines sont issues de véritables dynasties politiques ou militaires, telles que Jacqueline Thome-Patenôtre, fille du député radical André Thome, et mariée à Raymond Patenôtre, ancien député, deux fois ministre sous la Troisième République.

Novices au Parlement, ces femmes ne sont pas des néophytes de la politique. Elles se sont formées dans l’entre-deux-guerres et, comme leurs collègues masculins, se sont forgées au creuset de la guerre et de la Résistance.

Nombreuses sont celles qui ont milité et/ou adhéré à un parti politique avant la guerre, au parti communiste (Suzanne Girault est membre du PCUS dès 1919 et Maria Rabaté est une permanente du PCF dès 1933), à la SFIO, au parti radical dont Suzanne Crémieux est adhérente dès la fin des années 1920, mais aussi au parti démocrate populaire, qui a formé plusieurs parlementaires démocrates-chrétiennes (Solange Lamblin, Germaine Poinso-Chapuis), ou encore dans les rangs du parti social français du colonel de La Rocque pour la gaulliste Marcelle Devaud.

L’engagement partisan fut souvent lié au mariage, notamment pour celles qui ont épousé des militants et des élus. Elles se sont alors formées sur le tas, durant les années 1930, en secondant leurs maris dans leurs fonctions locales et nationales. Militantes de l’ombre, elles furent les assistantes parlementaires de leurs époux, arpentant leur circonscription à leurs côtés, telles Madeleine Lagrange, Gilberte Brossolette ou Marcelle Devaud[5].

À la Libération, les partis politiques sont venus chercher ces femmes qui avaient un nom porteur de sens, à un moment où se construisent une mémoire et une histoire officielle – et partisane – de la Résistance.

La socialiste Gilberte Brossolette explique par exemple sa nomination à l’Assemblée consultative provisoire comme une dette de reconnaissance envers son défunt mari :

« J’étais la veuve de Pierre, (…) ils projetaient sur moi l’affection, l’admiration pour Pierre. J’étais en quelque sorte l’émanation de Pierre Brossolette »[6].

Le parti communiste a su promouvoir ces « veuves officielles » comme emblème du « parti des Fusillés », avec Mathilde Péri, veuve de Gabriel Péri, député communiste du même département de 1932 à 1940, fusillé le 15 décembre 1941 au mont Valérien. Les « femmes de » ont également été mobilisées par les partis de droite, à l’image de Marcelle Devaud et Hélène de Suzannet au Parti républicain de la Liberté[7].

Comme leurs homologues masculins, la majorité des femmes parlementaires de la Libération se sont forgées dans le « creuset de la Résistance ». La participation à la Résistance a constitué un facteur important de sélection du personnel politique à cette époque, et les femmes ne font pas exception[8]. Elles sont nombreuses à être décorées de la médaille de la Résistance ou de la Croix du combattant volontaire de la Résistance (29 soit 41 %). Plusieurs furent membres de réseaux tels que l’Organisation civile et militaire (Marie-Hélène Cardot et Marie-Hélène Lefaucheux, épouse du commandant des FFI pour Paris, Pierre Lefaucheux), Ceux de la Résistance (Germaine Degrond), ou ont appartenu aux FFL ou FFI. 20 % ont été déportées, principalement à Ravensbrück, à l’instar de Marie-France Vaillant-Couturier qui a témoigné au procès de Nuremberg en 1946.

L’activité résistante permit d’ailleurs à ces femmes de pénétrer les premières assemblées représentatives de la Libération, à savoir les Comités départementaux de Libération (CDL) et l’Assemblée consultative provisoire (ACP). Marie-Hélène Cardot, Jenny Flachier, Julie Darras, Francine Lefebvre siégèrent aux CDL. Marie-Hélène Lefaucheux fut vice-présidente du Comité parisien de Libération et membre de l’ACP, tout comme Madeleine Braun, Gilberte Brossolette, Mathilde Péri, Andrée Viénot, Marie-Claude Vaillant-Couturier. Entrées dans la sphère publique dès la fin des hostilités, il ne manquait plus à ces professionnelles de la politique que le baptême des urnes.

La majorité de cette première génération de femmes politiques connut une vie parlementaire courte, puisque la plupart quitta la scène nationale au début des années 1950. La Libération a néanmoins consacré une entrée pérenne des femmes au Parlement. Gilberte Pierre-Brossolette y a siégé douze ans, Marcelle Devaud seize, et Marie-Hélène Cardot, « Sainte du Palais » selon l’expression d’Alain Poher, a marqué le paysage de la Haute-Assemblée de 1946 à 1971.

Dès leur entrée au Parlement, les femmes y ont occupé le devant de la scène : Gilberte Brossolette est « bombardée »[9] à la vice-présidence du Conseil de la République en 1946 et préside de nombreuses séances parlementaires jusqu’en 1954. Marie-Hélène Cardot a occupé les mêmes fonctions pendant dix ans, de 1959 à 1971. Germaine Peyroles présida cent-onze séances à l’Assemblée nationale entre 1947 et 1951[10].

Elles occupèrent également des fonctions importantes dans les commissions, assurant la vice-présidence de plusieurs commissions parlementaires. Au Parlement, elles se spécialisent dans un certain nombre de questions sociales et prétendues féminines. Malgré l’absence de statistiques globales, il apparaît que l’essentiel de leurs interventions porte sur les problèmes liés à l’éducation, à la santé, à la famille, aux droits des femmes.

Par exemple, à l’Assemblée nationale élue en novembre 1946, il y avait sept femmes à la commission Famille, population, santé publique ; huit à la commission de l’Éducation nationale ; huit à celle du Ravitaillement ; cinq à la commission des Affaires économiques ; quatre à la commission des Pensions ; mais aucune à la commission des Finances, deux à celle des Affaires étrangères, et une seule aux commissions de l’Intérieur et de la Défense nationale[11].

Les assemblées représentatives reproduisent la division sexuée des rôles sociaux : aux femmes les questions sociales, aux hommes les questions extérieures, financières et la défense nationale.

En définitive, seules quelques femmes parlementaires surent s’insérer durablement dans le jeu politique et institutionnel et menèrent une véritable carrière politique. Elles cumulent alors toutes les formes de responsabilités et de mandats, et sont aussi celles qui jouent un rôle dans les assemblées représentatives.

Tel est par exemple le cas des rares femmes qui ont exercé des responsabilités ministérielles, comme Jacqueline Thome-Patenôtre ou Marie-Madeleine Dienesch.

La première, fille et épouse de député, a connu tous les aspects de la vie politique. Élue en 1946 sénateur de la Seine-et-Oise, elle siège au Conseil de la République jusqu’en 1958. C’est en cette qualité qu’elle est nommée sous-secrétaire d’État à la Reconstruction et au Logement dans le cabinet Bourgès-Maunoury du 17 juin au 6 novembre 1957. Conseiller municipal de Souchamp de 1945 à 1947, elle est maire de Rambouillet pendant trente-six ans, de 1947 à 1983. Elle est également durant cette période conseiller général de Seine-et-Oise (1945-1967), puis des Yvelines (1967-1979). Élue à l’Assemblée nationale en 1958, elle conserve son mandat pendant vingt ans. Elle occupe la vice-présidence du Palais-Bourbon six fois, en 1960, 1962, 1963, 1965 et 1967. Elle perd son siège de député en 1978, mais n’abandonne pas la politique pour autant et se tourne vers le Parlement européen où elle est élue en 1984.

Marie-Madeleine Dienesch commence sa carrière politique dans les rangs du MRP. Sous la IVe République, elle est l’inexpugnable députée démocrate-chrétienne des Côtes-du-Nord, et la première femme à être désignée secrétaire du bureau de l’Assemblée, dans la première assemblée constituante élue en octobre 1945. Agrégée de lettres, elle se spécialise au Palais-Bourbon dans les questions scolaires, et est vice-présidente de la commission de l’Éducation nationale de 1951 à 1956. Elle conserve son mandat de député sous la Ve République, de 1958 à 1969, puis de 1972 à 1981. Elle est élue à la vice-présidence de l’Assemblée nationale en 1958-1959. Elle est également la première femme à présider la commission des Affaires culturelles, familiales et sociales en 1967-1968. Elle rompt progressivement avec le MRP à partir des élections présidentielles de 1965 et rejoint le mouvement gaulliste. Son expérience et son gaullisme, « irréprochable » selon le mot de Michel Debré dans ses Mémoires, lui valent d’être nommée au poste de secrétaire d’État à l’Éducation nationale dans le quatrième gouvernement Pompidou le 31 mai 1968. Elle conserve le titre de secrétaire d’État pendant six ans, de mai 1968 à mai 1974. Élue de nouveau aux législatives de 1973 et 1978, elle poursuit sa carrière politique comme ambassadeur au Luxembourg (1975-1978), puis comme député européen (élue en 1979). Elle quitte la vie politique en 1981, après avoir été, dans les années 1970, conseillère générale des Côtes-du-Nord, et membre du conseil régional de Bretagne.

Ce bref portrait collectif des femmes parlementaires à la Libération fait apparaître des points communs avec leurs collègues masculins, comme la participation à la Résistance, une formation politique liée au militantisme partisan, aux réseaux familiaux, mais il s’en dégage aussi plusieurs spécificités, par exemple dans sa composition socioprofessionnelle.

Certes, la figure de la femme députée ou sénatrice demeure rare dans le paysage politique français de la Libération mais, loin d’être des figurantes de passage, les femmes parlementaires de ces années charnières ont laissé une empreinte pérenne dans notre vie politique. Elles ont tracé le sillon dans lequel a germé une nouvelle génération de femmes politiques. Pionnières, elles ont ouvert la voie et, en un sens, elles ont su mettre à profit cette maxime du général de Gaulle :

« Le peuple français doit trancher lui-même dans ce qui est essentiel à son destin. »[12]

 

 

Liste des 70 femmes parlementaires françaises à la Libération

Bastide Denise

Bernuchon dite Rabaté Maria

Bosquier Henriette

Boutard Madeleine

Braun Madeleine

Brion Mariette

Brisset Alice

Brossolette Gilberte

Cardot Marie-Hélène

Charbonnel Paulette

Chevrin Angèle

Claeys Isabelle

Crémieux Suzanne

Darras Julie

Degrond Germaine

Devaud Marcelle

Dienesch Marie-Madeleine

Douteau Isabelle

Dubois Juliette

Dumont Mireille (Mariette Bouvet)

Dumont Yvonne

Dupuis José

Duvernois Eugénie

Eboué-Tell Eugénie

Flachier Jenny-Henriette

François Germaine

Gabriel-Péri Mathilde

Galicier Emilienne

Ginollin Denise

Girault Suzanne

Guérin Lucie

Guérin Rose

Herzog-Cachin Marcelle

Lambert Marie

Lamblin Solange

Laure Irène

Lefaucheux Marie-Hélène

Lefebvre Francine

Lejeune Hélène

Lempereur Rachel

Léo-Lagrange Madeleine

Léveillé Jeanne

Méty Mathilde

Nautré Hélène

Nédélec Raymonde

Oyon Marie

Pacaut Maria

Peyroles Germaine

Pican Germaine

Poinso-Chapuis Germaine

Prévert Renée

Reyraud Renée

Roca Gilberte

Roche Marie

Rollin Simone

Rumeau Marcelle

Saunier Claire

Schell Anna

Solomon-Langevin Hélène

Sportisse Alice

Suzannet (de) Hélène

Texier-Lahoulle Marie

Thome-Patenôtre Jacqueline

Trinquier Anne-Marie

Vaillant-Couturier Marie-Claude

Vermeersch-Thorez Jeannette

Vialle Jeanne

Vigier Jeanne

Viénot Andrée

Weber Marie-Louise

 

[1] L’Aurore, 25 décembre 1946, www.senat.fr/evenement/archives/D25/press.html

[2] Sur ces aspects, se reporter à W. Guéraiche, Les femmes et la République, Essai sur la répartition du pouvoir de 1943 à 1979, Paris, Les Éditions de l’Atelier/Éditions ouvrières, 1999.

[3] Ces pourcentages restent stables durant la Libération. Le 21 octobre 1945, 33 femmes sont élues députées sur 586 parlementaires, soit 5,6 % ; la seconde Assemblée constituante élue en juin 1946 compte 30 femmes sur 586 soit 5,12 %. Au Conseil de la République, il y a 21 femmes parmi les 314 sénateurs en 1946 soit 6,69 % et 14 femmes sur 314 sénateurs en 1948 (dont 11 qui renouvèlent leur siège) en 1948 soit 4,45 %.

[4] Jeannette Thorez-Vermeersch, La vie en rouge. Mémoires, Belfond, 1998.

[5] G. Brossolette, Il s’appelait Pierre Brossolette, Albin Michel, Paris, 1976, p. 68 et V. Man, Marcelle Devaud, itinéraire exceptionnel d’une femme politique française, Paris, E. Carvalho, 1997, et entretien de l’auteur avec M. Devaud le 21 novembre 2002.

[6] Cité par L. Adler, Les femmes politiques, Seuil, 1993, page 138.

[7] S. Hubac (Tricaud), « Des femmes aux élections législatives en France de 1945 à 1968 : veuves d’hommes politiques célèbres et femmes d’inéligibles », Parlement[s], n°3, 2005, p. 94-113.

[8] Expression de M. Dogan, « Les professions propices à la carrière politique. Osmoses, filières et viviers », dans M. Offerlé, Profession politique XIXe-XXe siècles, Paris, Belin, 1999, p. 171-199. Sur la place des femmes dans la résistance, voir F. Marcot (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance, Paris, Robert Laffont, 2006. M. Dogan, J. Higley, Elites, Crises and the Origins of Regimes, Rowman & Littlefield, 1998.

[9] Propos recueillis par Annick Cojean, Le Monde, 9 mars 2001.

[10] Furent vice-présidentes de l’Assemblée nationale : Madeleine Braun, Marie-Madeleine Dienesch, Mathilde Péri, Germaine Peyroles, Germaine Poinso-Chapuis, Jacqueline Thome-Patenôtre, et Marie-Claude Vaillant-Couturier. Furent vice-présidentes du Sénat : Gilberte Brossolette, de 1946 à 1954, Marie-Hélène Cardot de 1959 à 1968, et Marcelle Devaud de 1948 à 1952.

[11] Des statistiques sur la nature des interventions ont été élaborées par M. Dogan et J. Narbonne, Les Françaises face à la politique. Comportement politique et condition sociale, Paris, FNSP, 1955, p. 162 et suivantes, et M. Duverger, La participation des femmes à la vie  politique, UNESCO, 1955, p. 97-99.

[12] C. de Gaulle, Mémoires d’espoir, tome 2, L’Effort, 1971.