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Le voyage du général de Gaulle en Bretagne du 25 au 27 juillet 1947

par Marc Fosseux, secrétaire général de la Fondation Charles de Gaulle

 

Du 25 au 27 juillet 1947, le général de Gaulle se rendit en Bretagne pour l’un de ses premiers déplacements en province après la création du Rassemblement du peuple français (RPF)[1]. Il visita Plestan, Loudéac, Pontivy, Pluméliau, Plouay, Sainte-Anne d’Auray, Vannes, les îles du golfe du Morbihan et notamment l’Île-aux-Moines, Locminé, Saint-Marcel, Josselin, Ploërmel et enfin Rennes où il prononça un discours politique très important[2].

Familier de la Bretagne avant la guerre, le général de Gaulle se rendit à nombreuses reprises après la guerre dans cette région où les combats menés par la Résistance pour la libération avaient été particulièrement difficiles et meurtriers. Dès le 21 août 1944, quatre jours avant d’entrer dans Paris libéré, le Général était allé à Rennes, tout juste libérée. En juillet 1945, celui qui était encore chef du gouvernement provisoire de la République française était allé dans plusieurs villes bretonnes et principalement à Brest où il expliqua l’enjeu du futur référendum du mois d’octobre suivant. En 1946, De Gaulle s’était rendu à Camaret-sur-Mer pour y commémorer d’importants faits de résistance, ainsi qu’à Sein le 29 août. Il retourna à Camaret cinq ans plus tard, le 15 juillet 1951, pour inaugurer l’imposant monument aux Français libres de Bretagne.

Après son retour au pouvoir en 1958, il visita de nouveau la Bretagne à plusieurs reprises, et notamment à l’occasion de son dernier voyage en tant que Président de la République du 31 janvier au 2 février 1969.

En juillet 1947, les commémorations auxquelles le Général avait été invité lui donnèrent l’occasion de s’exprimer sur la situation politique et plus encore sur la situation internationale particulièrement angoissante. Un affrontement entre les pays occidentaux, Etats-Unis et Europe occidentale d’un côté, et le bloc soviétique groupé derrière l’Union soviétique de Staline de l’autre paraissait de plus en plus probable. Cette situation internationale avait des répercussions sur la politique intérieure, avec la décision du Président du conseil socialiste Paul Ramadier d’exclure les ministres communistes du gouvernement le 5 juin. Il en résulta un climat quasiment insurrectionnel excité par le parti communiste et la CGT.

1 – Le contexte du printemps 1947

Le contexte international de plus en plus lourd et les risques d’affrontement prochain entre les deux blocs ne faisaient plus guère de doute dans l’esprit de De Gaulle pour qui la France n’avait pas d’autre choix que de se ranger dans le camp occidental. Le 5 juillet, le secrétaire d’Etat américain George Marshall annonçait le plan d’aide à la reconstruction de l’Europe qui porta son nom ; si les pays d’Europe de l’ouest acceptèrent l’offre, ceux de l’Europe orientale la déclinèrent, à l’exception dans un premier temps de la Tchécoslovaquie, qui ne devint véritablement une démocratie populaire alignée sur Moscou que l’année suivante, mais elle se ravisa rapidement sous la pression russe. Cette hostilité croissante des deux blocs tournait à l’affrontement par exemple en Iran, en Indochine sans parler de la guerre civile en Chine où le parti communiste était en train de prendre l’avantage sur le Kuomintang.

Après l’adoption le 13 octobre 1946 de la Constitution de la IVe République qui marquait l’échec de ses conceptions, De Gaulle traversait une période de pessimisme aggravé par les nombreuses défections qui avaient touché son entourage. Convaincu que la faiblesse consubstantielle du nouveau régime plaçait la France dans un état de grande faiblesse, De Gaulle prit l’initiative durant l’hiver 1947 de lancer le RPF. Il l’annonça officiellement le 7 avril 1947 lors d’un grand discours à Strasbourg. Ce lancement ne suscita aucun appui dans la classe politique, les partis existants qui avaient pu être proches de De Gaulle, le MRP, la SFIO nouvellement dirigé par Guy Mollet, les radicaux et l’UDSR ne se ralliant pas et critiquant au contraire durement l’initiative de De Gaulle ; les personnalités ralliant à titre individuel le RPF et De Gaulle furent assez isolées (Edmond Michelet, Jacques Chaban-Delmas), tandis que d’autres, longtemps proches de De Gaulle comme René Pleven (UDSR) se tinrent à distance. Pour bien marquer que le régime n’approuvait pas la création du RPF, le président du conseil Paul Ramadier avait fait le 1er avril le déplacement à Colombey pour notifier au Général que, dorénavant, les pouvoirs publics ne lui accorderaient plus les honneurs militaires lors des manifestations n’ayant pas de caractère officiel et qu’il n’aurait plus la possibilité de s’exprimer à la radio.

Les débuts fulgurants du RPF

En quelques semaines, le RPF attira un afflux considérable d’adhésions (plus de huit cent mille enregistrées le 1er mai, trois semaines après la création du Rassemblement). Le RPF engageait sa marche triomphale qui se traduisit dans les urnes quelques mois plus tard par un raz-de-marée lors des élections municipales d’octobre.

Dès Strasbourg le 7 avril, De Gaulle avait dénoncé l’expansionnisme des deux masses soviétique et américaine rendant inévitable une organisation de l’Europe pour permettre à celle-ci d’exister et d’assurer un équilibre. Il avait laissé entendre que cette situation engendrait un risque d’affrontement où la France serait conduite à se ranger dans le camp occidental du fait de  « sa conception de l’homme, de la vie, du droit, du rapport entre les Etats ». Ce point de vue n’était finalement pas très éloigné de la politique menée par la IVe République, comme l’avait montré la conférence de Moscou où le ministre français des Affaires étrangères, Georges Bidault, avait refusé de soutenir le point de vue soviétique sur les réparations, ce qui lui avait valu une annonce par les Américains et les Britanniques que la Sarre resterait rattachée à la France. A Lille le 29 juin, De Gaulle décrivait le péril représenté par un bloc soviétique occupant les deux tiers de l’Europe et notait pour la première fois que « l’idéologie matérialiste d’écrasement de l’individu et de mécanisation générale (…) trouve partout, et d’abord chez nous-mêmes, des hommes qui lui sont acquis ».

2 – Le programme et les objectifs du voyage de De Gaulle

Le voyage donna lieu à de nombreuses cérémonies rendant hommage à la résistance bretonne.

Le 25 juillet à Plestan (Côtes-du-Nord), le Général présida une cérémonie en hommage aux 31 civils fusillés par les Allemands au bois de Boudan le 13 juin 1944. En présence du préfet Henri Avril et d’une foule considérable, il y inaugura un imposant monument de granit sur lequel avaient été gravés les noms des victimes. Dans le même département, le Général visita également Loudéac[3]. A Pluméliau (Morbihan), il inaugura une stèle commémorative au Rodu, où reposent le colonel Le Poussin (Mathieu Donnart) et huit de ses compagnons de résistance fusillés le 27 juillet 1944.

Le 26 juillet, le Général fit plusieurs étapes dans le Morbihan. Il se rendit à Sainte-Anne d’Auray, le jour du grand pardon, accompagné du colonel Rémy, de l’amiral Thierry d’Argenlieu et de son aide de camp Gaston de Bonneval.

A Vannes, ville que le général de Gaulle visita au total six fois[4], il fut accueilli par le maire Francis Decker, cousin du colonel Rémy. Sur le plateau de la Garenne, le Général remit à Benoît de Nanteuil la médaille de la Résistance décernée à titre posthume à Agnès de Nanteuil[5] et décora sept membres de la famille Renault[6]. Il remit également la Légion d’honneur à Mère Yvonne-Aimée de Jésus, supérieure de la communauté des Augustines de Malestroit. Puis, accompagné du maire de Vannes, il visita le golfe du Morbihan, faisant halte sur l’Île-aux-Moines dans l’après-midi. Il fut accueilli dans l’enthousiasme général par le maire Vincent Thébaud et une population nombreuse[7]. Il se rendit également sur l’île d’Arz, à Arradon, à Larmor-Baden, embarqué tout au long de son parcours sur le Gavr’inis qu’entourait une foule de bateaux de pêche et de plaisance. Il accosta à la cale de Pen-Lannic.

Puis le général de Gaulle souhaita faire une halte à Locminé pour témoigner sa sympathie à la population durement éprouvée par des atrocités allemandes commises en juillet 1944 contre des résistants[8]. A Pontivy, le Général prononça un discours et fut reçu en mairie.

Le 27 juillet, dernier jour de son voyage, il présida plusieurs cérémonies rendant hommage aux combattants du maquis de Saint-Marcel avant de se rendre à Rennes.

A Saint-Marcel, il posa la première pierre du monument de la Résistance bretonne, tour en granit coiffée d’une lanterne. Ce monument rappelle les combats sanglants de Saint-Marcel qui eurent lieu le 18 juin 1944 entre, d’une part, des parachutistes français et américains largués la nuit précédant le débarquement du 6 juin en Normandie et recueillis par des résistants bretons, bientôt rejoints par des centaines de maquisards, et, d’autre part, les Allemands. A Ploërmel, autre cité bretonne martyrisée durant l’été 1944 par une armée allemande aux abois, le général de Gaulle fut accueilli par le maire, le docteur Louis Guillois et décora de la Légion d’honneur le lieutenant Guillo, ancien commandant de la gendarmerie et ancien chef de la Résistance à Ploërmel.

3 – Le discours de Rennes sur les « séparatistes »

Parlant à Rennes au terrain de la Croix-Rouge[9] devant soixante mille personnes, De Gaulle inaugura la série des discours par lesquels il appelait les Français à se rassembler et dénonçait le péril communiste, qualifiant les communistes de « séparatistes » et évoquant la menace de l’armée soviétique, que « moins de deux étapes du Tour de France » séparaient des frontières françaises[10].

De Gaulle rappela d’abord que la France était en proie à l’inquiétude du fait de la situation internationale, inquiétude aggravée par le sentiment de faiblesse du nouveau régime. Il souligna l’importance de l’unité nationale, qui avait permis à la France de se libérer de la soumission à Hitler grâce à la lutte à laquelle la Bretagne et Rennes prirent leur part. Il montra que l’unité nationale se trouvait à nouveau menacée, « par le fait d’un groupement d’hommes, dont ceux qui les mènent placent au-dessus de tout le service d’un Etat étranger », rappelant que lui-même avait « essayé, jusqu’aux limites du licite et du possible, de les attirer vers le service de la France ».

Il reconnaissait que ces séparatistes comme il appela ainsi les communistes pour la première fois, membres d’un « étrange parti », avaient pour beaucoup d’entre eux pris une part active à la lutte contre l’ennemi pendant la guerre, soulignant qu’ils avaient agi à l’écoute des dirigeants du parti et  « à partir de l’invasion allemande en Russie des soviets ». Il reconnaissait également que ces Français avaient eu leur part des pertes humaines et des persécutions et se reconnaissaient comme les enfants de la même patrie que celles défendues par les autres combattants, et qu’il n’avait pas voulu « négliger une seule chance d’aider cette conscience salutaire à se maintenir désormais ». Il indiquait que les nécessités immédiates en même temps que la raison d’Etat l’avaient conduit à jouer le jeu « carrément » avec les communistes, en faisant entrer leurs hommes dans le gouvernement provisoire. Mais, poursuivit De Gaulle « aujourd’hui, tout donne à penser que ceux à qui fut ouverte toute grande la voie du service national ont choisi d’en suivre une autre ».

Le général de Gaulle déclara ensuite que ces hommes s’étaient mis « aux ordres d’une entreprise étrangère de domination, dirigée par les maîtres d’une grande puissance slave » ; que leur but était d’aboutir à la dictature, en invoquant faussement la justice sociale et l’affranchissement des masses, et en utilisant tous les moyens de la propagande, des idées, des menaces sur la production, de la contrainte, de la bonne grâce et de la flatterie ou au contraire de la menace, de l’injure et de la calomnie ; qu’ils aggravaient ainsi sciemment les difficultés d’une France encore fragile ; que cette entreprise de l’intérieur qui « menace l’unité française est d’autant plus grave et d’autant moins tolérable qu’elle se produit précisément en conjonction avec la situation extérieure créée par l’action de la Russie soviétique jugée « alarmante ».

De Gaulle rappela que la victoire conjointe de l’Ouest et de l’Est sur les armées hitlériennes avait fait naître l’espoir d’une coopération pacifique, rendant hommage à la vaillante armée soviétique. Il en profita pour souligner la profondeur des relations entre la France et la Russie, justifiant a posteriori la politique qu’il avait conduite dès 1941 vis-à-vis de la Russie soviétique.

Si la paix séparée de Moscou avec Berlin en 1917 et le pacte germano-soviétique de 1939 avaient pu créer entre les deux pays de graves mésententes, De Gaulle estima que « depuis toujours, les deux peuples n’avaient jamais cessé d’éprouver, au fond d’eux-mêmes, une réciproque sympathie, la conscience de leur solidarité naturelle à l’égard des ambitions de l’Allemagne, le sentiment que leurs intérêts essentiels, du moment qu’ils étaient conformes aux droits des peuples et à l’équilibre, n’étaient en rien opposés ». De Gaulle indiqua que c’était dans cet esprit qu’il avait orienté la politique française à partir de 1941, rappelant, pour appuyer sa démonstration, que les relations diplomatiques et militaires furent aussitôt établies avec Moscou, que la marine française libre participa dès 1941 aux durs convois de l’Océan arctique, que le régiment d’aviation « Normandie Niémen » présent sur le front russe dès 1942 fut la seule unité occidentale qui combattit aux côtés des Russes que ceux-ci armèrent et équipèrent. Il rappela sa visite à Moscou en décembre 1944 et le pacte qui fut signé à cette occasion entre les deux pays et dirigé contre l’Allemagne.

Le général de Gaulle décrivit la situation créée par la domination de Moscou sur « les deux tiers du continent », déplorant au passage que la conférence de Yalta, qui « tenta de régler hâtivement le sort de l’Europe sans l’Europe, et en particulier sans la France, en dépit des protestations du gouvernement de Paris », eût pu contribuer à cette situation. Il dénonça le régime totalitaire que la Russie soviétique mettait en place dans tous les Etats sous sa domination, qu’ils fussent alliés comme la Pologne, la Yougoslavie, l’Albanie (curieusement, il n’évoqua pas la Grèce alors en proie à une terrible guerre civile) ou vaincus comme la Prusse, la Saxe, la Roumanie, la Hongrie et la Bulgarie, les annexions forcées de territoires dans les pays baltes, en Prusse, en Finlande, en Roumanie et en Pologne. De Gaulle déclara que ce groupement d’Etats dont aucun n’est véritablement indépendant de la Russie n’est éloigné de la France que par 500 kilomètres, soit à peine la longueur de deux étapes du Tour de France.

De Gaulle estima que cette situation de menace intérieure et extérieure pouvait être transformée par la France si le pays était capable de refuser la résignation et la soumission, et que le peuple français tenait pour une large part son destin dans ses mains.

Il appela dans ce but au rassemblement de tous les « vrais Français ». Ce rassemblement devait se traduire dans un grand effort de développement de la production, du travail et de l’entreprise pouvant seul permettre de retrouver la puissance et la prospérité, afin d’établir un régime social d’association entre « tous ceux qui accomplissent une tâche économique ». Le rassemblement devait aussi garantir la position de la France à l’extérieur, et assurer un avenir aux territoires de l’Union française. Surtout, il devait permettre de sortir de la confusion des pouvoirs introduite par la nouvelle Constitution.

De Gaulle concluait en déclarant que, face aux inquiétudes et aux menaces, la garantie du destin de la France serait assurée par le Rassemblement du peuple français.

4 – La portée du discours de Rennes

Le discours de Rennes eut un énorme retentissement et contribua à la mobilisation autour du RPF qui se traduisit dans les urnes lors de l’élection municipale d’octobre 1947. Il affirma l’orientation résolument anticommuniste du RPF qui apparut comme un rival sérieux pour le parti communiste grâce à une implantation dans de nombreux milieux, dans les usines, dans le monde paysan, etc. Certains y virent un tournant droitier de la part du général de Gaulle qui l’aurait conduit à être plus prudent sur le terrain social. Ce serait oublier que, très rapidement, De Gaulle affirma dans ses discours (et déjà dans celui de Rennes) la nécessité d’une association capital-travail et l’intérêt de développer des instruments de solidarité et de mutualité[11] qui ne soient pas nécessairement des instruments étatiques.

Quels enseignements peut-on tirer aujourd’hui de ce discours ?

Le discours de Rennes du 27 juillet 1947 est très lié au contexte de l’époque et offre relativement peu d’analogies avec la période actuelle. Le contexte de la guerre froide a disparu et la situation intérieure de la France n’a plus aucun rapport avec ce qu’elle était en 1947. Les communistes tiennent aujourd’hui une place marginale dans la vie politique et ne représentent plus une puissance menaçante. La position de la Russie n’est en rien comparable avec la domination écrasante que l’Union soviétique exerçait sur une grande partie du continent européen. Si la menace visant la France a changé de nature et de visage, elle réapparaît sous d’autres formes. En dénonçant l’utilisation par un ennemi extérieur d’individus ou de groupes d’individus à ses ordres et agissant sur le territoire national, De Gaulle soulignait en 1947 qu’une France rassemblée autour d’institutions solides avait les moyens de refuser la soumission et la résignation.

 

 

Sources :

Archives de la Fondation Charles de Gaulle

Charles de Gaulle, Discours et messages, Dans l’attente (février 1946-avril 1958), Plon, 1970

Charles de Gaulle, Lettres, notes et carnets, tome 6 : mai 1945-juin 1951, Plon, 1984

Charles de De Gaulle, Tome 2 : 1945-1970, Paul-Marie de la Gorce, Fondation Charles de Gaulle-Nouveau monde éditions, 2008

Jean-Paul Ollivier, De Gaulle et la Bretagne, .e Télégramme, 2004.

[1] C’est à Bordeaux le 15 mai que De Gaulle prononça son premier discours en tant que président du RPF ; il y définit les conceptions du Rassemblement quant à l’Union française. Puis il y eut Lille le 20 juin, avant le voyage en Bretagne.

[2] Le général de Gaulle s’était déjà rendu à Rennes le 12 puis le 15 juin 1940 en tant que sous-secrétaire d’Etat à la Défense nationale du gouvernement de Paul Reynaud pour envisager la constitution d’un réduit breton ; puis les 21-22 août 1944 après la libération de la ville. Après son retour au pouvoir en 1958, il se rendit à Rennes le 20 septembre 1958 pour prononcer un discours en faveur de la nouvelle constitution, puis les 10-11 septembre 1960 pour inaugurer l’usine Citroën en construction à La Janais-Chartres de Bretagne, enfin le 31 janvier 1969 pour la première étape de son voyage de trois jours en Bretagne pour annoncer le référendum d’avril.

[3] Terre d’élection de Mme Marie-Madeleine Dienesch, jeune parlementaire MRP qui devint ensuite secrétaire d’Etat du Général dans les gouvernements Pompidou et Couve de Murville.

[4] En 1945, 1947, 1950, 1951, 1957 et 1960.

[5] Leur mère, Sabine de Nanteuil, fut élue en 1945 maire de Vannes, avant de céder son fauteuil à Francis Decker

[6] La famille du colonel Rémy (Gilbert Renault), fondateur de la confrérie Notre-Dame, fut très impliquée dans la résistance morbihannaise et fit preuve d’héroïsme, notamment ses sœurs Maisie et Isabelle Renault.

[7] Journal d’information es archives départementales du Morbihan n°6, 2016.

[8] Il retourna à Locminé lors de son voyage en Bretagne en 1960.

[9] A l’angle de la route nationale vers Saint-Brieuc et de la route menant à Vezin-le-Coquet.

[10] Premier tour de France organisé depuis 1939, le 34e tour de France, dirigé par Jacques Goddet proche d’Emilien Amaury (fondateur du Parisien libéré, ancien résistant, proche des gaullistes et du RPF), s’était déroulé du 25 juin au 20 juillet et avait traversé la Bretagne (étape Vannes-Saint-Brieux et étape Saint-Brieuc-Caen). La nomination de Jacques Goddet, ancien directeur du journal L’Auto sous l’Occupation, avait provoqué l’ire des communistes.

[11] Voir en particulier le discours de Lille du 11 décembre 1950, le discours de clôture des Quatrièmes assises du RPF à Nancy le 25 novembre 1951.